Les habitudes de consommation continuent de redessiner les horaires du commerce de détail. À partir du 18 janvier 2026, Carrefour Belgique étend l’ouverture dominicale à une nouvelle série de magasins. Une décision qui touche directement l’organisation du groupe et questionne l’équilibre entre accessibilité commerciale et contraintes sociales.
83 magasins Carrefour intégrés, dont 40 hypermarchés et 43 supermarchés Market, ouvriront désormais chaque dimanche matin à partir de 8h. Jusqu’à présent, seuls les 600 magasins franchisés de l’enseigne (Carrefour Market et Express) proposaient une ouverture dominicale. Cette extension vise à répondre à une tendance croissante : les consommateurs privilégient de plus en plus le week-end pour faire leurs courses, y compris dans les grandes surfaces.
L’enseigne justifie ce changement par une demande client structurée et une volonté de proposer l’accès à l’ensemble de son offre sept jours sur sept. En plus des produits alimentaires, les rayons non alimentaires comme l’électroménager, le textile, les jouets ou les articles saisonniers seront également disponibles le dimanche matin.
Une organisation modulée selon les périodes de l’année
Si l’ouverture du dimanche matin devient systématique, la journée entière ne sera pas forcément concernée. Selon les périodes commerciales — comme les fêtes de fin d’année — ou l’activité locale, certains magasins pourront rester ouverts toute la journée le dimanche, explique RTL Info. À l’inverse, dans les cas où le centre commercial hébergeant l’enseigne ne l’autorise pas, ou si un jour férié tombe un dimanche, des adaptations horaires sont prévues.
L’entreprise souligne la souplesse de mise en œuvre, qui doit s’ajuster aux contraintes locales et au cadre légal belge en matière de travail dominical.
Une bascule stratégique pour les magasins intégrés de Carrefour
L’ouverture dominicale concernait jusqu’ici principalement les magasins franchisés, à l’organisation plus souple. En l’étendant aux magasins intégrés, Carrefour introduit une réorganisation du modèle opérationnel : gestion des plannings, adaptation des équipes, coordination logistique et relation fournisseurs devront évoluer. Cette transition représente une étape importante dans la transformation du réseau intégré, historiquement plus rigide.
Elle pose aussi la question des conditions de travail, des accords collectifs, et de la négociation avec les partenaires sociaux. Carrefour devra veiller à maintenir un équilibre entre les besoins commerciaux et les attentes des salariés concernés par cette extension d’horaire.
Une dynamique de marché en toile de fond
Carrefour ne fait pas figure d’exception. D’autres enseignes de la distribution, confrontées à la même évolution des comportements d’achat, ont déjà opté pour des ouvertures élargies ou des services automatisés accessibles 7 jours sur 7. Dans un marché concurrentiel, la flexibilité horaire devient un argument commercial majeur.
Cette ouverture dominicale généralisée marque une nouvelle étape dans l’adaptation du commerce belge à une société en mouvement. Entre préférences clients, réalités économiques et dialogue social, les équilibres à trouver resteront sous surveillance.








