Ce samedi, les prix des carburants évoluent en Belgique. Le diesel augmente sensiblement, tandis que l’essence suit des tendances différentes selon les variantes. Ces ajustements, désormais fréquents, traduisent la volatilité persistante des marchés pétroliers et s’invitent dans le quotidien des automobilistes.
Depuis ce matin, faire le plein coûte plus cher pour les conducteurs roulant au diesel. Les nouveaux tarifs publiés par le SPF Économie sont entrés en vigueur. Le diesel B7 est désormais affiché à 1,772 euro le litre, tandis que le diesel B10 s’établit à 1,766 euro. Cette augmentation de deux centimes par litre reflète les dernières cotations des produits pétroliers et des bio-composants sur les marchés internationaux.
Le prix du diesel reste étroitement lié à la demande mondiale, notamment dans les secteurs du transport et de l’industrie, ainsi qu’aux capacités de raffinage. Les composants biosourcés, obligatoires dans ces carburants, accentuent également la variabilité tarifaire en fonction des récoltes agricoles et des tensions géopolitiques.
des mouvements divergents pour l’essence
Ce samedi, la situation est plus nuancée du côté de l’essence. Le prix de l’essence 95 (E10) recule légèrement, passant à 1,64 euro le litre, soit une baisse de 0,4 centime. Ce répit est toutefois de courte durée pour ceux qui utilisent de l’essence 98 (E5), dont le prix bondit de 6,3 centimes pour atteindre 1,73 euro.
Ces écarts s’expliquent par des chaînes d’approvisionnement distinctes, des procédés de raffinage spécifiques et des niveaux de demande variables selon les régions et les périodes. Les hausses de l’essence 98 traduisent également une pression accrue sur les carburants haut de gamme, plus sensibles aux fluctuations des composants.

un nouveau coup porté au budget carburant
Pour les ménages comme pour les professionnels, cette nouvelle grille tarifaire pèse sur le budget mobilité dès le week-end. Même lorsque les hausses paraissent minimes, elles s’ajoutent à une série de réajustements récents, contribuant à une tension continue sur les dépenses de transport.
Face à cette instabilité, de nombreux conducteurs adaptent leur comportement, choisissent des carburants alternatifs ou revoient leurs déplacements. En Belgique, les prix restent encadrés par l’État, mais toujours exposés aux dynamiques du marché mondial. Ce samedi ne fait pas exception.








