La hausse du prix du carburant ne touche pas seulement les automobilistes. Pour de nombreux professionnels qui passent leurs journées sur la route, l’augmentation devient un véritable casse-tête. Restaurateurs, livreurs ou artisans doivent absorber des coûts de déplacement toujours plus élevés. Une pression supplémentaire qui fragilise l’équilibre financier de certaines petites entreprises.
Pour les professionnels qui roulent quotidiennement, le carburant représente une dépense incontournable. Lorsque les prix augmentent, l’impact se ressent immédiatement dans les comptes de l’entreprise. Chaque tournée, chaque livraison ou chaque déplacement devient plus coûteux. Sur plusieurs semaines, ces hausses finissent par réduire sensiblement les marges.
Dans de nombreux commerces proposant la livraison à domicile, les factures mensuelles ont déjà nettement augmenté. Quelques dizaines d’euros supplémentaires par semaine peuvent sembler limités. Mais sur un mois complet, la différence devient importante. Pour certaines petites structures, ces dépenses grignotent directement les bénéfices.
Des organisations revues pour limiter les pertes
Face à cette situation, plusieurs professionnels tentent de s’adapter. Les tournées de livraison sont désormais mieux organisées afin d’éviter les trajets inutiles. Les commandes sont regroupées lorsque cela est possible. Cette stratégie permet de réduire le nombre de kilomètres parcourus chaque jour.
Certaines entreprises choisissent également de mobiliser moins de véhicules pour leurs livraisons. L’objectif est simple : diminuer la consommation globale de carburant. Cette réorganisation demande parfois plus de coordination. Mais elle devient nécessaire pour limiter l’impact de la hausse des prix.
Les livraisons de bois également touchées
À Mont-Saint-Guibert, Gaël Jusseret fait face au même problème. Depuis 18 ans, il dirige une entreprise familiale spécialisée dans la livraison de bois de chauffage et de pellets. Ses deux véhicules diesel parcourent chaque jour entre 250 et 300 kilomètres. Les pleins de carburant doivent donc être effectués très régulièrement.
Avec la flambée du diesel, chaque plein coûte désormais entre 50 et 60 euros de plus. Cette dépense supplémentaire revient tous les deux ou trois jours pour l’entreprise. Sur un mois complet, l’impact financier devient rapidement important. « En fin de mois, ça commence à faire beaucoup », reconnaît le gérant auprès de RTL.
Des marges de plus en plus fragiles
Pour l’instant, Gaël Jusseret continue de facturer ses livraisons avec un forfait transport d’environ 50 centimes par kilomètre. Un tarif qu’il n’a pas encore augmenté afin de ne pas pénaliser ses clients. Mais cette décision réduit progressivement les marges de l’entreprise. La rentabilité devient de plus en plus fragile.
La pression ne vient pas uniquement du prix du carburant. Les fournisseurs et les transporteurs augmentent également leurs tarifs. Certains réclament désormais entre 100 et 200 euros supplémentaires par camion livré, soit environ 3 à 3,50 euros de plus par mètre cube de bois.








