Bruxelles : 90% des logements Airbnb sont illégaux et exacerbent la pénurie de logements

À Bruxelles, la majorité des logements Airbnb sont loués illégalement, perturbant le marché immobilier et compliquant l’accès au logement pour les résidents.

Publié le
Lecture : 2 min
airbnb
Bruxelles : 90% des logements Airbnb sont illégaux et exacerbent la pénurie de logements. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

À Bruxelles, plus de 90 % des logements proposés sur Airbnb sont loués en violation des régulations locales. Cette situation met en lumière une problématique croissante concernant la pénurie de logements disponibles pour les résidents permanents. Face à cette réalité, le gouvernement bruxellois prend des mesures pour renforcer les règles et encadrer plus strictement ce marché en pleine expansion.

À Bruxelles, louer un bien immobilier à des fins touristiques exige de respecter un certain nombre de démarches administratives. Les propriétaires doivent obtenir un permis d’urbanisme pour transformer un logement résidentiel en hébergement touristique, et ce permis est difficile à obtenir. En effet, les autorités locales refusent souvent de délivrer ce document, afin de préserver l’accès au marché locatif pour les résidents permanents. Ce refus incite de nombreux propriétaires à contourner les règles, en louant leur logement sur des plateformes comme Airbnb sans se conformer à la réglementation en vigueur.

Le permis d’urbanisme, qui permet de transformer un bien immobilier en hébergement touristique, est la pierre angulaire de cette régulation. Pourtant, obtenir ce permis est un obstacle majeur pour les loueurs, car il est difficile de convaincre les autorités de l’intérêt de ce changement de vocation. En conséquence, beaucoup préfèrent louer leur bien sans enregistrement officiel, ce qui constitue une violation de la législation bruxelloise.

Un impact direct sur le marché immobilier bruxellois

L’enquête de Bruzz a mis en lumière que plus de 90 % des logements entiers proposés sur Airbnb à Bruxelles sont loués illégalement. Cela représente une part importante des annonces actives sur la plateforme, et ce chiffre pourrait être sous-estimé. Le marché immobilier bruxellois est déjà confronté à une pénurie de logements accessibles aux résidents permanents, et la pratique illégale de la location touristique ne fait qu’aggraver la situation.

Les locataires permanents, en particulier les étudiants et les jeunes travailleurs, sont de plus en plus confrontés à des prix élevés et à un nombre limité d’offres abordables. Les logements destinés à la location de courte durée prennent en effet de plus en plus de place sur le marché, ce qui contribue à la hausse des loyers et à la difficulté d’accès au logement.

Le gouvernement bruxellois prend des mesures contre les Airbnb

Face à cette situation, le gouvernement bruxellois a décidé de renforcer les règles encadrant la location de logements entiers sur des plateformes comme Airbnb. Le ministre-président de la Région bruxelloise, Boris Dilliès, a promis de durcir la législation pour mieux encadrer ce marché et éviter que la pénurie de logements ne s’aggrave.

Il est prévu de renforcer les contrôles et d’augmenter les amendes pour les propriétaires qui louent illégalement leurs biens. Les autorités veulent également augmenter la transparence du marché, en demandant aux plateformes comme Airbnb de fournir des informations sur les logements proposés et leur conformité aux règles locales.

Laisser un commentaire

Share to...