Avec les objectifs ambitieux de transition énergétique, le secteur de la construction à Bruxelles pourrait voir un afflux massif de nouveaux emplois d’ici 2040. Selon la fédération Embuild.brussels, la rénovation énergétique du bâti et les travaux de construction neuve pourraient générer plus de 20 000 emplois, une opportunité significative pour la région.
Le secteur de la construction représente actuellement 36 000 emplois à Bruxelles, générant un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros. Cependant, malgré cette taille considérable, les entreprises du secteur peinent à recruter suffisamment de travailleurs qualifiés. Cette pénurie de main-d’œuvre est particulièrement ressentie dans les domaines de la rénovation énergétique, qui demande des compétences spécifiques pour répondre aux exigences écologiques et aux normes de construction modernes.
Le gouvernement bruxellois, conscient de cette problématique, a fait de l’emploi dans ce secteur une priorité en mettant en place des initiatives visant à renforcer la formation et l’accompagnement des travailleurs, souligne Le Soir.
L’alternance comme levier essentiel pour l’emploi
Une des solutions proposées par le gouvernement est la généralisation de la formation en alternance. Ce modèle, qui combine théorie et pratique, est vu comme un moyen de former rapidement des talents pour combler le manque de main-d’œuvre dans le secteur de la construction. Embuild.brussels, la fédération des entreprises de construction, soutient pleinement cette initiative, estimant que l’alternance est le meilleur levier pour une insertion rapide des jeunes dans le monde du travail.
De plus, la fédération met en avant le rôle de Construcity.brussels, un point de contact essentiel pour l’emploi dans le secteur de la construction, qui facilite le rapprochement entre les entreprises et les candidats.
Des objectifs ambitieux pour 2040
La rénovation énergétique du bâti, soutenue par des politiques régionales et européennes, est un domaine clé dans lequel l’emploi devrait fortement progresser. D’ici 2040, la fédération estime que jusqu’à 15 000 emplois pourraient être créés dans ce secteur, avec des opportunités supplémentaires dans les métiers liés à la construction neuve et à la maintenance. Ces perspectives sont renforcées par les projets de rénovation des bâtiments publics et privés pour répondre aux exigences de transition énergétique.
Laurent Schiltz, secrétaire général d’Embuild.brussels, souligne l’importance de la collaboration entre les entreprises de construction, les autorités publiques et les centres de formation pour soutenir cette transition. La fédération propose un partenariat concret pour soutenir l’emploi local à travers la formation en alternance et l’élargissement des partenariats avec les écoles et les entreprises. Grâce à ces initiatives, la région pourrait non seulement répondre aux besoins croissants du secteur, mais aussi soutenir la croissance économique et la transition énergétique de Bruxelles.








