Le gouvernement fédéral belge a annoncé un prolongement inattendu de l’ancien bonus pension. Ce coup de pouce financier, qui devait initialement prendre fin à la fin juin 2025, survivra finalement jusqu’à la fin de l’année, permettant ainsi à ses bénéficiaires de profiter de six mois supplémentaires.
Ce changement apporte un répit pour ceux qui comptaient sur ce bonus pour maintenir leur activité professionnelle avant leur départ à la retraite. Cette décision soulève des interrogations sur l’avenir des pensions et sur la gestion des mécanismes incitatifs à la prolongation de la vie active.
Une réforme attendue, mais modifiée
En 2024, une réforme majeure a été introduite par l’Arizona sous la direction du ministre des Pensions, Jan Jambon (N-VA). Elle avait pour but de modifier les conditions de retraite anticipée en instaurant un bonus pour les personnes souhaitant prolonger leur carrière. Ce bonus avait pour vocation de maintenir les travailleurs plus longtemps sur le marché du travail, en offrant des avantages financiers aux personnes ne souhaitant pas prendre leur retraite avant un âge avancé. Initialement, la fin de ce bonus était fixée au mois de juin 2025, marquant ainsi la fin d’un dispositif qui aurait profité uniquement aux bénéficiaires pour une durée d’un an.
Cependant, suite à des retours et des demandes exprimées par les travailleurs concernés, le gouvernement a décidé de prolonger ce dispositif jusqu’à la fin de l’année 2025, a relaté Sudinfo. Ce report de six mois permet à ces travailleurs de conserver leurs droits à ce bonus pour un an et demi, contre un an initialement prévu. Ce prolongement s’inscrit dans une volonté de donner plus de temps aux bénéficiaires pour se préparer à la transition vers un nouveau système de pension, tout en leur offrant un soutien financier pendant qu’ils poursuivent leur activité professionnelle.
Ce délai supplémentaire permet également de prendre en compte les enjeux économiques actuels, qui peuvent influencer la décision des travailleurs de prolonger leur carrière. En effet, dans un contexte d’incertitude économique, ce bonus constitue une aide précieuse pour ceux qui cherchent à maintenir un niveau de revenus stable en attendant la retraite. À partir de 2026, un nouveau dispositif prendra effet, modifiant encore davantage les règles du jeu pour les futurs retraités.
Le bonus pension : un dispositif en transition
L’introduction du bonus pension en 2024 visait à inciter les travailleurs à prolonger leur activité au-delà de l’âge traditionnel de la retraite. Le bonus était donc conçu comme un encouragement à travailler plus longtemps, avec l’objectif de réduire les pressions sur les finances publiques liées au vieillissement de la population. En effet, face à une démographie vieillissante et à un système de retraite qui peine à s’adapter à ces changements, le gouvernement mise sur l’incitation à la prolongation de la vie active.
Mais ce n’est que dans un avenir proche que les bénéficiaires de ce bonus devront s’adapter aux nouvelles conditions. À compter de 2026, un nouveau bonus pension verra le jour, mais avec des critères plus restrictifs. Ce nouveau système ne concernera que les personnes choisissant de travailler après l’âge légal de la retraite, fixé à 66 ans. Ce changement marque une rupture avec l’ancien dispositif, plus flexible, et souligne une volonté de réorienter les incitations vers ceux qui choisissent de continuer à travailler une fois leur âge de retraite atteint.
Ce choix est perçu par certains comme une manière de favoriser une certaine frugalité dans la gestion des finances publiques, en incitant les individus à financer eux-mêmes leur prolongation de carrière, plutôt que de recevoir un soutien étendu de l’État. La mise en place de cette réforme s’inscrit donc dans une dynamique de durabilité du système de retraite, bien que la transition entre les deux bonus suscite des interrogations sur les effets à long terme pour les bénéficiaires.








