Bons d’État 2025 : une bonne option face à la concurrence des produits d’épargne ?

Les bons d’État belges à 1 et 10 ans offrent des rendements nets compétitifs mais doivent faire face à une concurrence croissante des produits bancaires plus complexes.

Publié le
Lecture : 2 min
bons d’État
Bons d'État 2025 : une bonne option face à la concurrence des produits d'épargne ? : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le 4 septembre 2025, l’Agence fédérale de la Dette émettra de nouveaux bons d’État à 1 an et 10 ans, offrant des rendements nets respectifs de 1,33 % et 2,24 %, après prélèvement du précompte mobilier. Cette offre, qui s’adresse aux investisseurs privés, est disponible lors d’une période de souscription allant du 26 août au 3 septembre 2025. 

Bien que le marché de l’épargne soit encore caractérisé par des taux faibles, ces bons d’État continuent de constituer une option attrayante pour ceux qui cherchent à sécuriser leur capital tout en obtenant un rendement supérieur à celui des comptes d’épargne traditionnels. Ils s’inscrivent ainsi dans un contexte où les épargnants cherchent à optimiser leur rendement sans prendre de risques importants.

Un marché de l’épargne peu rémunérateur mais une sécurité garantie

Dans un environnement économique marqué par des taux d’intérêt bas, les bons d’État belges restent l’une des rares solutions permettant aux épargnants de générer un rendement net intéressant. En offrant un rendement net de 1,33 % pour le bon à 1 an et de 2,24 % pour celui à 10 ans, l’Agence fédérale de la Dette répond à une demande constante de produits d’épargne sûrs, même si ces taux demeurent relativement faibles. Ce faible rendement est cependant supérieur à celui des comptes d’épargne classiques, qui peinent à offrir une compensation adéquate face à l’inflation actuelle.

Les bons d’État sont perçus comme des investissements à faible risque, car ils sont garantis par l’État belge. En effet, contrairement à des produits d’épargne plus volatiles, tels que les actions ou les obligations d’entreprises, les bons d’État ne comportent aucun risque de perte de capital si l’investisseur choisit de les conserver jusqu’à leur échéance. Cela en fait un produit attractif pour les épargnants cherchant à éviter les fluctuations des marchés financiers tout en générant des revenus sûrs.

Une souscription facilitée mais une concurrence accrue des produits bancaires

La période de souscription, qui court du 26 août au 3 septembre 2025, permet à de nombreux particuliers de se positionner sur ces bons d’État à des rendements nets qui restent compétitifs malgré la faiblesse des taux du marché. De plus, ceux qui choisissent de passer directement par le service des Grands Livres de l’Agence de la Dette bénéficient d’une période légèrement plus longue, jusqu’au 2 septembre, selon 7sur7.be. Les investissements commencent à partir de 100 euros, rendant ces bons accessibles à un large public.

Néanmoins, l’attrait de ces bons pourrait être modéré cette année en raison de l’évolution des produits bancaires. En effet, les banques, tout en mettant en avant des produits d’épargne plus complexes, préfèrent souvent orienter leurs clients vers des alternatives offrant une plus grande rentabilité ou des avantages fiscaux spécifiques. Par ailleurs, la dernière émission de bons d’État en juin 2025 a permis de lever 132 millions d’euros, un montant modeste comparé aux 22 milliards d’euros levés en 2023 grâce à l’émission du bon à un an, dont la popularité a été stimulée par une réduction du précompte mobilier.

Ce phénomène souligne la complexité du marché actuel de l’épargne, où l’appétit pour des placements sûrs comme les bons d’État reste présent, mais où les alternatives, souvent plus complexes, se multiplient pour tenter d’attirer l’attention des épargnants à la recherche de rendements plus élevés.

Laisser un commentaire

Share to...