Bœuf : les raisons derrière l’explosion des prix en magasin et au restaurant

Le prix du bœuf continue de grimper, affectant supermarchés et restaurants, avec des causes multiples et des alternatives limitées.

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Bœuf : les raisons derrière l’explosion des prix en magasin et au restaurant. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La hausse du prix du bœuf ne passe plus inaperçue, que ce soit au supermarché ou au restaurant. De la Belgique aux États-Unis, en passant par la France et les Pays-Bas, la viande bovine devient de plus en plus coûteuse, au point de pousser certains établissements à revoir leurs tarifs.

À Bruxelles, le restaurant de tacos Gringo a ainsi annoncé sur Instagram une augmentation de 0,50 € de son taco suadero. Une décision prise à contre-cœur, explique à 7sur7 son gérant, Aldwin Camus, mais devenue inévitable face à la pénurie mondiale de bœuf. Après avoir tenté de réduire les coûts en utilisant des morceaux moins chers comme le cou, l’établissement a dû se résoudre à ajuster ses prix, les alternatives étant elles-mêmes devenues plus rares et plus chères.

Une pénurie mondiale aux causes multiples

Selon la Fédération belge de la viande (Febev), le marché du bœuf a atteint un point de bascule. L’offre se contracte pour plusieurs raisons : la fièvre catarrhale ovine, qui touche une partie du cheptel bovin, la diminution du nombre d’éleveurs — due au vieillissement, à l’absence de repreneurs et aux contraintes environnementales sur les émissions d’azote — ainsi qu’un contexte agricole moins favorable. Résultat : moins de bêtes disponibles, pour une demande qui reste stable.

D’après Testachats, un steak coûtait en moyenne 22,23 €/kg en mai dernier, contre 19,24 €/kg un an plus tôt. En seulement sept mois, le prix de détail du bœuf a grimpé de 21 %, selon Roel Dekelver, porte-parole de Delhaize. Les hausses touchent les produits pur bœuf comme le rosbif, le steak ou le haché, et le prix d’achat pour les distributeurs est encore plus élevé que ce qui apparaît en rayon.

La restauration rapide particulièrement touchée par la hausse des prix du bœuf

Pour Aldwin Camus, l’impact est particulièrement fort dans la restauration rapide, où l’accessibilité et le volume de ventes sont essentiels. Contrairement aux steakhouses, où le ticket moyen est déjà élevé, les enseignes comme Gringo ou les restaurants de burgers doivent trouver un équilibre entre prix abordables et viabilité économique.

Certains consommateurs se tournent vers le porc ou le poulet, dont les prix ont moins augmenté (+4 % et +3 % cette année), ou vers des options végétariennes. Mais même ces choix subissent des tensions, car la demande déplace la pression sur d’autres filières.
L’évolution future des prix dépendra surtout de la santé du cheptel et du maintien des éleveurs dans la filière. Les importations, elles aussi, pourraient jouer un rôle majeur, avec un risque de répercussions directes sur les prix en Belgique.

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