Les autorités de l’Arizona ont décidé d’exclure le congé maladie du calcul du bonus-malus des pensions. Cette mesure vise à éviter que les employés pénalisés par des arrêts médicaux voient leur retraite réduite.
La décision a été saluée par les syndicats, qui y voient une avancée sociale. Elle pourrait toutefois soulever des débats sur son impact budgétaire.
Une réforme pour protéger les travailleurs malades
L’État de l’Arizona a récemment modifié les critères de calcul du bonus-malus appliqués aux pensions de retraite. Jusqu’ici, le système prenait en compte l’ensemble des périodes d’activité pour déterminer le montant final de la pension. Les absences prolongées, y compris pour raison médicale, peuvent ainsi réduire les droits à la retraite des employés concernés. Désormais, les congés maladie ne seront plus prévus comme des interruptions pénalisantes, garantissant ainsi une retraite équitable pour les travailleurs ayant dû s’arrêter pour des raisons de santé.
Cette réforme a été portée par plusieurs élus locaux et soutenue par des organisations syndicales. Ces dernières dénonçaient une injustice qui touchait en particulier les travailleurs à faible revenu et les personnes souffrant de maladies chroniques. Selon les défenseurs de la mesure, exclure les congés maladie du calcul du bonus-malus permettra de lutter contre la précarisation des seniors ayant connu des problèmes de santé au cours de leur carrière. Le débat a été vif, certains estimant que ce changement pourrait entraîner un surcoût pour le système de retraite, bien que les autorités assurent que l’impact budgétaire reste maîtrisé.
Un impact social et économique en question
L’adoption de cette mesure suscite des réactions contrastées au sein du monde politique et économique. Pour les partisans de la réforme, elle évite une double peine pour les travailleurs confrontés à des problèmes de santé : non seulement ces derniers perdent du salaire pendant leurs arrêts, mais ils risquent aussi de voir leur retraite amputée. En supprimant cette pénalisation, l’Arizona s’aligne sur les pratiques de plusieurs autres États américains ayant adopté des règles similaires.
Du côté des opposants, certains économistes et responsables politiques mettent en garde contre un déséquilibre budgétaire à long terme. En excluant les congés maladie du calcul du bonus-malus, les projections financières pourraient être affectées, nécessitant un ajustement des cotisations ou une réforme plus large du système de retraite. Toutefois, les experts estiment que l’impact reste limité si le marché du travail conserve un équilibre entre actifs et retraités.
Cette décision marque un tournant dans la gestion des retraites en Arizona et pourrait inspirer d’autres États. Elle pose également la question plus large de l’égalité des droits face aux aléas de la vie professionnelle et de la santé.