En 2025, plusieurs banques belges, dont Crelan et CBC, modifient leurs conditions tarifaires et certains services. Ces ajustements concernent notamment les frais de gestion de compte, les cartes bancaires et les opérations en agence.
Pour les clients, ces changements pourraient avoir un impact direct sur le coût et l’accessibilité des services bancaires au quotidien. Ils s’inscrivent dans une tendance plus large de transformation du secteur financier, marquée par la digitalisation et l’évolution des modèles économiques des banques.
Des hausses de tarifs pour divers services bancaires
Les clients de plusieurs banques belges verront une augmentation des frais bancaires en 2025. Chez Crelan, le tarif de certaines cartes de paiement sera revu à la hausse et des coûts additionnels pourraient s’appliquer à certaines opérations. CBC, de son côté, ajuste aussi ses conditions, notamment sur la gestion des comptes courants. Ces modifications s’inscrivent dans un contexte de révision généralisée des tarifs bancaires en Belgique, une tendance qui touche la majorité des établissements financiers du pays.
D’autres établissements appliquent des changements similaires. Certaines banques renforcent les coûts liés aux transactions papier, incitant les clients à privilégier les services en ligne. Les frais de tenue de compte et les coûts de certaines opérations courantes, comme les virements hors zone SEPA, sont également concernés. Ces ajustements reflètent une tendance du secteur bancaire à encourager la digitalisation et à compenser l’inflation des coûts de gestion. Cette augmentation progressive des tarifs vise aussi à adapter les modèles économiques des banques face à la baisse des taux d’intérêt et aux nouvelles réglementations européennes.
Les consommateurs devront donc réévaluer leur relation avec leur banque et envisager des alternatives pour minimiser les frais. Changer d’offre ou de prestataire devient une option pour de nombreux clients soucieux de réduire leurs dépenses bancaires. Les comparateurs en ligne et les néobanques offrent des alternatives compétitives, incitant les établissements traditionnels à justifier ces hausses par une amélioration des services et des offres adaptées aux nouveaux usages.
Une transition vers des services davantage numériques
Outre les hausses tarifaires, les banques belges poursuivent leur transition vers le numérique. La réduction du nombre d’agences physiques et la limitation des services au guichet sont des tendances qui se confirment. CBC et Crelan mettent en avant leurs plateformes en ligne et applications mobiles, incitant les clients à gérer leurs opérations courantes à distance. Cette orientation permet de réduire les coûts opérationnels, mais elle pose la question de l’accessibilité pour certaines catégories de clients, notamment les personnes âgées ou peu familiarisées avec les outils numériques. Les banques tentent d’accompagner ce virage digital avec des programmes d’éducation financière et un support client renforcé.
Certaines banques offrent désormais des formules différenciées selon l’utilisation des services digitaux. Par exemple, les clients optant pour une gestion 100 % en ligne pourraient bénéficier de conditions plus avantageuses. À l’inverse, ceux qui privilégient encore les services en agence risquent de voir leurs frais augmenter. Cette évolution traduit la volonté des banques de rationaliser leurs coûts tout en accompagnant leurs clients vers le digital. Les agences physiques deviennent plus spécialisées, proposant des services de conseil et d’investissement plutôt que des opérations de guichet classiques.
Cette transformation s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue avec les banques en ligne et les fintechs, qui offrent des services rapides, flexibles et souvent moins coûteux. Face à cette pression, les banques traditionnelles doivent innover tout en garantissant un service accessible à tous les profils de clients. L’avenir du secteur bancaire belge dépendra donc de sa capacité à équilibrer digitalisation et accessibilité, sans pénaliser les usagers les plus vulnérables.








