Le commerce extérieur belge fait face à des difficultés croissantes, avec une baisse continue des importations et exportations. Selon les dernières données publiées par la Banque nationale, cette tendance négative touche principalement les échanges avec des pays hors de l’Union européenne. Une situation préoccupante pour l’économie belge, déjà affectée par des tensions économiques mondiales.
Les chiffres du dernier trimestre 2025, comparés à la même période en 2024, révèlent un recul de 6 % des importations et de 4,2 % des exportations. Si cette tendance à la baisse n’est pas nouvelle, elle se renforce, en particulier pour les échanges avec les pays non membres de l’Union européenne. Le commerce belge, traditionnellement axé sur l’exportation de produits industriels et l’importation de biens de consommation, connaît une contraction marquée dans ces deux secteurs.

Les importations en provenance du Royaume-Uni ont enregistré une baisse spectaculaire de 19 %. Cette diminution est en grande partie liée aux effets du Brexit, qui ont perturbé les échanges commerciaux entre les deux régions. Les coûts logistiques accrus et les nouvelles formalités douanières sont des facteurs clés expliquant cette chute des importations, souligne DHNet.
D’autre part, les échanges avec la Chine, un autre partenaire majeur, ont également souffert. Les importations en provenance de ce pays ont diminué de 15 %, notamment en raison d’une réduction importante dans les secteurs des machines et des appareils électriques, qui ont chuté de 20 %. Cette baisse pourrait être liée à la ralentissement de la production chinoise, impactée par les confinements successifs et les pénuries de matières premières.
Des secteurs touchés : véhicules et produits électroniques
Les véhicules, un secteur clé des importations belges, ont également subi une baisse notable. Les pénuries mondiales de semi-conducteurs et la hausse des prix des matériaux ont perturbé l’approvisionnement en véhicules neufs, entraînant une réduction des importations. Dans le même temps, la demande mondiale en produits électroniques a ralenti.
L’importation d’appareils électriques et d’autres équipements a baissé, impactée par un changement dans les habitudes de consommation et des problèmes d’approvisionnement liés à la pandémie et aux tensions géopolitiques.
Les causes profondes du ralentissement du commerce extérieur
Les causes de ce ralentissement sont multiples et interdépendantes. Le Brexit continue de perturber les échanges avec le Royaume-Uni, ajoutant une couche de complexité supplémentaire dans les échanges commerciaux. De plus, les tensions géopolitiques, notamment entre la Chine et les États-Unis, ont affecté la stabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales, impactant directement la Belgique, un pays dépendant des importations.
L’inflation mondiale et l’augmentation des coûts de production, alimentées par la crise énergétique, ont également pesé sur les échanges internationaux. Alors que les entreprises belges peinent à maintenir leur compétitivité, les consommateurs mondiaux réduisent leurs dépenses, ce qui affecte directement la demande pour de nombreux produits belges.
L’impact sur l’économie belge
Cette baisse du commerce extérieur a des répercussions profondes sur l’économie belge. Les exportations sont un moteur clé de la croissance économique du pays, et leur ralentissement pourrait freiner la reprise économique après la crise sanitaire. Le secteur industriel, en particulier, risque de subir des pertes importantes si cette tendance persiste.
Le gouvernement belge et les entreprises devront chercher des solutions pour diversifier leurs partenaires commerciaux et se réadapter à un environnement mondial incertain. En outre, le développement de nouvelles stratégies commerciales et l’adaptation aux défis logistiques seront essentiels pour redynamiser les exportations.








