Automobile : l’occasion séduit les Belges, le neuf ne suit plus

Le marché automobile belge en 2025 confirme la domination des véhicules d’occasion, alors que les immatriculations de voitures neuves poursuivent leur recul.

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Automobile : l’occasion séduit les Belges, le neuf ne suit plus. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

L’automobile en Belgique continue de changer de visage. Entre contraintes économiques, incertitudes écologiques et arbitrages budgétaires, les acheteurs privilégient la solution la plus rapide et accessible. Le neuf recule, l’occasion s’installe.

En 2025, le marché belge des voitures neuves enregistre un repli de 7,4 % par rapport à 2024, selon les données de la fédération sectorielle Traxio. Seules 414 722 nouvelles immatriculations ont été comptabilisées, un chiffre en baisse malgré la stabilisation de la chaîne d’approvisionnement post-Covid.

Les raisons évoquées sont multiples : inflation persistante, taux d’intérêt élevés, hésitations face aux évolutions des normes de motorisation et incertitudes autour des zones à faibles émissions. Dans ce contexte, les consommateurs se tournent vers des alternatives jugées plus sûres et immédiates.

L’automobile d’occasion, un marché toujours aussi solide

À l’inverse, les véhicules d’occasion restent très demandés. Le secteur bénéficie d’un stock plus large, de prix plus attractifs, et d’une disponibilité quasi immédiate. Le succès est également soutenu par la montée en puissance des plateformes de vente en ligne, qui facilitent les transactions tout en rassurant sur l’état des véhicules grâce à des contrôles renforcés.

Les voitures allemandes dominent largement le marché secondaire. Volkswagen conserve sa première place, avec des modèles comme la Golf (29 120 unités vendues) et la Polo (21 299), suivies par l’Opel Corsa, la BMW Série 3 et la BMW Série 1, détaille la RTBF. Leur fiabilité, leur abondance sur le marché belge et leur réputation d’endurance en font des choix logiques pour les acheteurs prudents.

Un effet de report mais aussi de stratégie

Pour certains acheteurs, le marché de l’occasion est un passage temporaire dans l’attente d’une offre neuve plus lisible, notamment en matière de motorisations électriques ou hybrides. Pour d’autres, c’est un choix assumé face aux prix du neuf devenus moins accessibles.

Cette tendance pose néanmoins la question du renouvellement du parc automobile belge, l’un des plus anciens d’Europe. Si l’objectif climatique est de favoriser les véhicules à faibles émissions, la part croissante de l’occasion, dominée par les modèles thermiques, pourrait ralentir cette transition. Pour l’heure, la dynamique reste clairement en faveur du second marché.

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