Le 17 avril 2025, Netflix a annoncé une hausse des prix de ses abonnements dans plusieurs régions, ce qui a créé un véritable vent de révolte parmi les abonnés. Bien que l’augmentation ait secoué le monde du streaming, il est important de clarifier que la Belgique n’est pas concernée par cette hausse dans l’immédiat.
En effet, le prix de l’abonnement Netflix Standard, l’un des plus populaires, a déjà été ajusté en Belgique en mai 2024, bien avant que cette décision ne soit prise ailleurs. Pour l’heure, les abonnés belges peuvent donc continuer à profiter de leur abonnement Netflix sans craindre une augmentation immédiate.
La Belgique a déjà ajusté ses prix : un retard rattrapé en 2024
En mai 2024, Netflix a appliqué une hausse significative sur le prix de son abonnement Standard en Belgique, le portant de 13,49 € à 14,99 € par mois. Cette décision a été prise bien avant l’annonce de l’augmentation des prix ailleurs en Europe, et les abonnés belges ont déjà intégré cette hausse dans leur facture mensuelle. Depuis cette date, les prix des autres abonnements, tels que l’abonnement Essentiel (9,99 €) et l’abonnement Premium (19,99 €), sont restés stables.
Ce réajustement de mai 2024 a mis la Belgique à un tarif similaire à celui d’autres marchés européens, mais sans impact supplémentaire pour les abonnés. Loin de signifier une nouvelle hausse imminente, cela montre que la Belgique a simplement connu son propre cycle tarifaire, distinct des autres régions, a assuré L’Avenir. En fait, il y a un écart de presque un an entre l’augmentation des prix en Belgique et celle qui a eu lieu ailleurs. Il est donc peu probable que de nouvelles hausses interviennent à court terme en Belgique, ce qui rassure les consommateurs belges sur la stabilité de leurs abonnements.
Un marché belge différent : une législation et des offres spécifiques
La Belgique se distingue des autres pays par plusieurs caractéristiques spécifiques qui influencent la manière dont Netflix ajuste ses prix et propose ses services. L’un des éléments les plus marquants est la diversité linguistique. En effet, le pays est divisé en trois zones linguistiques – francophone, néerlandophone et germanophone – et chaque zone bénéficie d’un catalogue de contenu distinct. Ce système découle des négociations de droits de diffusion propres à chaque langue. En fonction de la langue choisie dans les paramètres, le catalogue de films et de séries peut varier considérablement. Cela distingue l’expérience d’un utilisateur belge de celle des autres abonnés européens.
Autre facteur déterminant, la chronologie des médias, qui régule les délais entre la sortie d’un film au cinéma et sa mise à disposition sur les plateformes de streaming, varie en fonction des pays. En Belgique, la réglementation est moins contraignante que dans d’autres pays européens, permettant une diffusion plus rapide de certains contenus. Cette flexibilité offre aux abonnés belges un accès plus rapide à des films et séries récents par rapport à d’autres régions où des délais plus stricts sont imposés par la loi.
Ces spécificités de marché expliquent en partie pourquoi la Belgique, tout en maintenant ses tarifs compétitifs, n’a pas vu de nouvelles hausses récentes. Si l’augmentation des prix avait été justifiée par des facteurs économiques généraux, la flexibilité des règles locales en Belgique permet de maintenir une offre attractive et moins soumise à des ajustements brutaux de prix.
Quid de l’avenir des tarifs en Belgique ?
Pour l’instant, aucun signe ne laisse présager de nouvelles augmentations pour les abonnés belges. Les tarifs actuels semblent rester stables, notamment pour les abonnements Standard, Essentiel et Premium. L’ajout d’abonnés supplémentaires (3,99 € par personne pour un utilisateur non membre du foyer) reste également abordable par rapport aux tarifs pratiqués ailleurs en Europe. À ce jour, la Belgique bénéficie d’une situation relativement avantageuse avec des prix qui n’ont pas bougé depuis mai 2024.
Il est possible que Netflix continue de suivre la tendance générale du marché, en ajustant ses prix en fonction de l’inflation et de l’évolution des coûts de production, mais ces changements seront certainement mesurés et adaptés aux réalités spécifiques du marché belge. Tant que les conditions de concurrence restent favorables, la Belgique devrait continuer de profiter de tarifs compétitifs.








