Assurance et contrôle technique : comment la Belgique va automatiser les contraventions sur les routes

La Belgique introduit un système automatisé de verbalisation pour les défauts d’assurance et de contrôle technique, visant à renforcer la sécurité routière.

Publié le
Lecture : 2 min
assurance auto
Assurance et contrôle technique : comment la Belgique va automatiser les contraventions sur les routes. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les autorités belges prévoient d’introduire une méthode révolutionnaire pour lutter contre les défauts d’assurance et de contrôle technique. Grâce à l’automatisation, les propriétaires de véhicules non conformes recevront directement des amendes, sans intervention humaine.

La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a proposé un système de verbalisation automatisée pour les défauts d’assurance et de contrôle technique, une initiative visant à améliorer l’efficacité du contrôle routier et à augmenter le nombre de contraventions. Ce système repose sur l’utilisation des caméras ANPR (Automatic Number Plate Recognition), qui permettent de lire les plaques d’immatriculation des véhicules et de les comparer à la base de données des assurances.

Si un véhicule est détecté comme étant non assuré, son propriétaire recevra automatiquement une amende, envoyée directement à son domicile ou dans sa boîte électronique.

Assurance automobile : un contrôle renforcé par la technologie

Ce système entièrement automatisé devrait considérablement augmenter le nombre de contraventions dressées, notamment grâce à l’expansion du nombre de caméras ANPR. Actuellement, il existe environ 2.000 caméras ANPR en Belgique, mais ce nombre devrait atteindre 10.000 dans les prochaines années. Cette augmentation permettra de couvrir une plus grande partie du réseau routier et d’identifier plus de véhicules non assurés.

En 2024, plus de 25.000 contraventions ont été émises pour défaut d’assurance, et ce chiffre pourrait augmenter de manière significative avec l’introduction de ce système automatisé, souligne Le Soir.

Des préoccupations sur la protection des données personnelles

L’objectif est de mettre en place ce système dès la seconde moitié de 2026. Cependant, le processus soulève certaines préoccupations, notamment en matière de protection des données personnelles et de la sécurité des informations collectées par les caméras. Des discussions sont donc nécessaires pour s’assurer que ce projet respecte les principes de confidentialité et de transparence tout en renforçant l’efficacité du contrôle.

Cette initiative représente un tournant dans la gestion de l’assurance automobile et du contrôle technique, un pas vers une société de plus en plus connectée où la technologie devient un outil clé pour améliorer la sécurité et la conformité sur les routes.

Laisser un commentaire

Share to...