Depuis mardi, près de 100 vols ont été annulés à l’aéroport de Bruxelles-National en raison d’une menace de drones, laissant des milliers de passagers dans l’incertitude. La question qui se pose pour beaucoup : les passagers affectés ont-ils droit à une indemnisation ?
Lorsqu’un vol est annulé, les passagers peuvent en principe demander une indemnisation, conformément au règlement européen EU261. Ce règlement prévoit des compensations financières allant de 250 à 600 euros en cas de retard ou d’annulation de vol, à condition que celle-ci soit imputable à la compagnie aérienne. Cependant, il existe des exceptions notables.
Dans le cas des annulations dues à des événements dits « circonstances extraordinaires« , comme une menace de drones, la compagnie aérienne peut ne pas être tenue de verser une indemnité. En effet, ces événements sont considérés comme hors du contrôle de l’opérateur, ce qui exonère ce dernier de la responsabilité de l’annulation et de l’indemnisation des passagers.
La menace des drones : un cas de force majeure
Le survol de drones non identifiés autour de l’aéroport de Bruxelles-National a entraîné une situation de chaos. Ces drones ont représenté une menace pour la sécurité des vols, obligeant les autorités à annuler des centaines de départs. La situation a créé un véritable embouteillage à l’aéroport, avec des centaines de passagers bloqués pendant des heures, voire toute la nuit.
Selon Joëlle Neeb, porte-parole de Brussels Airlines, les compagnies aériennes doivent proposer un nouveau vol ou un remboursement dans les plus brefs délais. De plus, pour les voyageurs dont le vol est reporté de plus de 24 heures, des frais supplémentaires de restauration ou de transport peuvent être remboursés, sous réserve que ces frais soient jugés raisonnables, rapporte La Libre.
Les limitations d’indemnisation
Bien que le règlement européen prévoie des compensations pour les passagers en cas de retard ou d’annulation, les circonstances extraordinaires, comme celles causées par la présence de drones, limitent ces droits. Cela signifie que bien que les passagers puissent obtenir un remboursement de leur vol ou une prise en charge des frais supplémentaires, les compensations financières supplémentaires ne sont pas garanties.
Les passagers dont les vols ont été annulés à cause de la menace de drones peuvent se retrouver dans une situation complexe. Ils sont éligibles à un remboursement ou à un nouveau vol, mais les compensations financières restent limitées. En cas de force majeure, les compagnies aériennes ne sont généralement pas responsables et ne sont pas tenues de verser d’indemnités. Il est donc essentiel de bien comprendre ses droits et les circonstances qui ont causé l’annulation pour savoir si une indemnisation est possible.








