Allocations de chômage et revenu d’intégration sociale : quels sont les nouveaux montants après la réforme ?

La réforme du système de chômage introduira des modifications importantes dans la manière dont les montants sont calculés et distribués.

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CPAS : Revenu d'intégration sociale
Allocations de chômage et revenu d’intégration sociale : quels sont les nouveaux montants après la réforme ? : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

En 2026, la Belgique va introduire une réforme significative du système de chômage, apportant des changements importants pour les bénéficiaires d’allocations de chômage. Dès janvier 2026, les personnes percevant des allocations de chômage depuis plus de deux ans commenceront à être exclues du dispositif. 

Ces derniers devront se tourner vers le Revenu d’intégration sociale (RIS) s’ils ne retrouvent pas d’emploi. Cette réforme vise à encourager le retour à l’emploi tout en modifiant les conditions et les montants des allocations de chômage et du RIS.

Les nouvelles allocations de chômage : revalorisation et diminution progressive

Le système des allocations de chômage, tel qu’il est actuellement conçu, va subir un certain nombre de modifications à partir de 2026, relate RTBF. La réforme vise à inciter les bénéficiaires à réintégrer le marché du travail tout en ajustant les montants d’allocations selon la durée de la période de chômage.

Dès le premier mois de chômage, les allocations seront calculées sur la base d’un pourcentage du dernier salaire, à hauteur de 65% pour la plupart des chômeurs, avec des ajustements possibles pour ceux ayant des charges familiales. Cependant, à partir du 13e mois de chômage, une réduction progressive du montant des allocations sera appliquée, et ce, jusqu’à la fin de la période d’indemnisation. Auparavant, les bénéficiaires pouvaient percevoir des allocations à un taux élevé pendant plusieurs mois, mais cette réduction progressive vise à favoriser la réinsertion rapide dans l’emploi.

Une autre mesure importante de la réforme est la revalorisation des allocations de chômage pour les 12 premiers mois de la période de chômage. Le gouvernement a prévu une augmentation des montants de ces allocations par rapport aux niveaux actuels, afin de soutenir davantage les chômeurs dans la première phase de leur recherche d’emploi. Toutefois, cette revalorisation sera accompagnée d’une diminution des allocations à partir du 13e mois, avec une réduction progressive de l’aide. Au bout de 24 mois de chômage, les bénéficiaires qui n’auront pas retrouvé d’emploi seront exclus du système des allocations et devront se tourner vers le CPAS pour demander le Revenu d’intégration sociale, s’ils remplissent les critères nécessaires.

Le Revenu d’intégration sociale : une aide conditionnelle après l’exclusion du chômage

Le Revenu d’intégration sociale (RIS) est destiné aux personnes qui ne perçoivent plus d’allocations de chômage après 24 mois de recherche d’emploi infructueuse. Contrairement aux allocations de chômage, qui reposent sur des cotisations préalables et sont considérées comme un droit assuré pour ceux qui remplissent les conditions, le RIS est une aide conditionnelle fournie par les CPAS. Il est destiné aux personnes en situation de précarité, lorsque leur situation financière ne leur permet plus de subvenir à leurs besoins de manière autonome.

Le montant du RIS varie en fonction de la situation du demandeur, notamment de son statut familial (isolé, cohabitant avec ou sans charge de famille). Pour une personne seule, le montant de base du RIS est d’environ 1 200 euros par mois, mais ce montant peut être ajusté en fonction de différents facteurs, comme les revenus d’autres membres du ménage ou la possession d’un patrimoine immobilier. Contrairement aux allocations de chômage, qui sont calculées sur la base du dernier salaire, le RIS est une aide d’urgence, moins élevée et plus soumise à des contrôles sociaux stricts.

En effet, pour bénéficier du RIS, le CPAS procède à une enquête sociale approfondie et examine minutieusement la situation du demandeur. Les critères incluent la possession de biens immobiliers, le niveau d’épargne et la situation du conjoint. Si le demandeur est propriétaire d’un bien immobilier ou dispose de certains revenus, cela peut réduire considérablement, voire empêcher, l’octroi du RIS. Cette approche visera à garantir que seuls les plus démunis reçoivent cette aide d’urgence.

Comparaison des montants des allocations de chômage et du Revenu d’intégration sociale

La réforme modifie non seulement les conditions d’attribution des allocations de chômage mais aussi les montants versés à chaque étape. Si les allocations de chômage augmenteront pendant les 12 premiers mois, elles seront ensuite réduites progressivement à partir du 13e mois. Cette diminution progressive vise à encourager les chômeurs à réintégrer le marché du travail rapidement.

Dès le 13e mois, les chômeurs qui n’ont pas retrouvé d’emploi pourront percevoir des allocations de chômage réduites, et après 24 mois, ils seront exclus du système. À ce moment-là, ces bénéficiaires devront se tourner vers le CPAS pour solliciter un Revenu d’intégration sociale. Le montant du RIS sera généralement inférieur aux allocations de chômage, car il s’agit d’une aide de dernier recours, bien plus soumise à des conditions.

Les montants varient en fonction de la situation personnelle du demandeur, mais en général, le RIS est plus modeste que les allocations de chômage, qui étaient initialement basées sur le dernier salaire. Par exemple, un chômeur seul percevant des allocations pendant deux ans pourrait se voir attribuer un RIS plus faible une fois exclu du système, selon sa situation patrimoniale et familiale.

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