Abonnements téléphoniques : pourquoi les prix explosent en Belgique depuis 2014 ?

Les opérateurs téléphoniques en Belgique multiplient les hausses de tarifs depuis 2014, modifiant ainsi le paysage des télécommunications pour les consommateurs.

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Abonnements téléphoniques : pourquoi les prix explosent en Belgique depuis 2014 ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les prix des abonnements téléphoniques en Belgique ne cessent d’augmenter depuis 2014, poussant les consommateurs à faire face à des hausses régulières et préoccupantes.

Proximus a annoncé une hausse de ses tarifs, touchant principalement les abonnements plus anciens, comme Flex, Tuttimus, Familus, et Epic. Les clients concernés devront s’attendre à une augmentation de 2 à 4 euros par mois, selon le type d’abonnement. Par exemple, les clients souscrivant à une connexion Internet fixe en dehors d’un pack verront leur facture augmenter de 3 euros par mois. Les anciennes formules Mobile XS et Mobilus S subiront une hausse d’un euro par mois.

Ces augmentations s’inscrivent dans une pratique bien ancrée chez Proximus, qui ajuste régulièrement ses prix chaque année depuis 2016. L’opérateur justifie cette hausse par l’augmentation des coûts liés aux salaires et aux matériaux.

Une tendance qui concerne tout le secteur des abonnements téléphoniques

Les hausses tarifaires ne concernent pas seulement Proximus. Depuis plusieurs années, Orange, Telenet, VOO, et Scarlet augmentent également leurs prix. Orange, par exemple, a procédé à deux augmentations de prix en 2025, une en janvier et une en juin. Telenet et VOO ont également augmenté leurs tarifs de manière régulière, notamment autour de l’été. Si Proximus annonce une augmentation de 29% sur ses packs « 3 play » (internet, TV et mobile) entre 2014 et 2026, d’autres opérateurs ont enregistré des hausses encore plus importantes. Orange a vu ses prix augmenter de 46%, Telenet de 50%, et VOO de 65%, indique La Libre.

L’arrivée de DIGI, un nouvel opérateur censé dynamiser le marché belge et faire baisser les prix, n’a pas eu l’impact escompté. Bien que DIGI ait proposé une offre de téléphonie mobile abordable avec des forfaits à partir de 5 euros par mois, l’opérateur a dû ajuster son offre pour s’adapter à la réalité du marché. DIGI a changé sa stratégie en proposant plusieurs options mobiles au lieu d’un forfait unique. De plus, son projet d’offre TV a été abandonné, faute de succès. Ces difficultés soulignent le manque de concurrence réelle sur le marché belge des télécommunications, malgré l’arrivée de nouveaux acteurs.

Les consommateurs sous pression

Face à ces hausses continues, les consommateurs belges se retrouvent dans une situation délicate. En 10 ans, les prix des abonnements ont fortement augmenté, bien au-delà de l’inflation, qui a culminé à 30% depuis 2014. Alors que les opérateurs continuent d’augmenter leurs tarifs, l’absence de véritable concurrence soulève des questions sur l’efficacité de la régulation du marché. Les efforts pour offrir des tarifs plus compétitifs semblent insuffisants, et les consommateurs continuent de faire face à des prix élevés pour des services de plus en plus chers.

Bien que la concurrence ait évolué avec l’arrivée de nouveaux opérateurs, les hausses de tarifs dans le secteur des télécommunications en Belgique restent préoccupantes. Les consommateurs sont de plus en plus affectés par ces augmentations régulières, et une réforme du marché semble nécessaire pour assurer une plus grande compétitivité et protéger les intérêts des utilisateurs.

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