La Belgique participera ce samedi à la Nuit de l’obscurité, un rendez-vous consacré aux conséquences de la pollution lumineuse. Pendant une soirée, des communes, associations et citoyens sont invités à redécouvrir un ciel nocturne plus sombre et à réfléchir à la façon dont les éclairages sont utilisés.
L’événement est coordonné en Wallonie et à Bruxelles par l’Association pour la sauvegarde du ciel et de l’environnement nocturne (Ascen). Des activités sont aussi organisées en Flandre. L’objectif est de sensibiliser le public et les responsables politiques aux effets d’un éclairage extérieur trop important ou mal orienté.
Pourquoi la pollution lumineuse pose problème
La pollution lumineuse désigne notamment la lumière artificielle excessive qui éclaire inutilement le ciel, les bâtiments ou les espaces naturels pendant la nuit. Les éclairages extérieurs peuvent créer des halos lumineux visibles au-dessus des villes et des routes. L’Ascen estime que cette forme de pollution augmente de 5 à 10 % chaque année. Elle regroupe plusieurs phénomènes : les halos lumineux, l’éblouissement, la lumière intrusive ou encore les éclairages jugés excessifs.
Ces émissions nocturnes ont des conséquences sur différents organismes. Chez les animaux, la lumière artificielle peut perturber les comportements liés à l’alimentation, aux déplacements ou à la reproduction. La flore peut également être affectée par la modification du cycle naturel entre le jour et la nuit. L’être humain n’est pas épargné. L’exposition à la lumière pendant la nuit peut notamment perturber le sommeil et le rythme circadien, qui régule plusieurs fonctions biologiques.
La question énergétique entre aussi en jeu : éclairer des espaces qui n’en ont pas besoin entraîne une consommation d’électricité qui peut être évitée. « Quand on parle de pollution, on pense immédiatement aux déchets, à la pollution de l’air ou de l’eau, voire à la pollution sonore. Par contre il existe une forme de pollution beaucoup moins connue, qui a pourtant des impacts non négligeables sur notre environnement et qui augmente de 5 à 10 % chaque année : la pollution lumineuse », souligne l’Ascen, citée par RTL.
Des animations organisées à l’occasion de la nuit de l’obscurité
La Nuit de l’obscurité ne consiste pas seulement à éteindre des lampadaires. Les organisateurs proposent également des activités pour faire découvrir ce que la nuit change dans notre environnement. En Wallonie, des balades contées sont notamment prévues à Chantemelle et Flobecq. À Saint-Hubert, Braine-l’Alleud et Welkenraedt, le public pourra participer à des observations du ciel.
D’autres rendez-vous sont programmés à Onhaye, avec des spectacles, tandis que le Rouge-Cloître à Auderghem, à Bruxelles, accueillera plusieurs animations. Les participants pourront notamment observer le ciel, participer à des promenades ou assister à des conférences. Des activités de bricolage et de grimage sont également prévues. Ces rendez-vous cherchent à montrer concrètement ce que l’on peut observer lorsque les sources de lumière artificielle diminuent.
Pour les astronomes amateurs, la différence peut être particulièrement visible : moins le ciel est éclairé artificiellement, plus les étoiles et certains objets célestes deviennent faciles à distinguer. La démarche vise aussi à encourager un éclairage extérieur plus adapté. Orienter correctement les luminaires, réduire leur intensité lorsque cela est possible ou éviter d’éclairer inutilement certains espaces sont autant de pistes mises en avant par les organisateurs.








