Les prix des carburants repartent à la hausse en Belgique à partir de ce vendredi. Les automobilistes devront une nouvelle fois payer davantage pour faire le plein, après une révision des prix maximums annoncée par le SPF Économie. Cette augmentation concerne les deux principales essences commercialisées dans le pays.
À compter de ce vendredi, le prix maximum du sans-plomb 95 (E10) est fixé à 1,957 euro le litre. Cela représente une hausse de 2 centimes par rapport au tarif appliqué jusqu’à présent. Le sans-plomb 98 (E5) suit la même évolution. Son prix maximum passe à 2,091 euros le litre, soit une augmentation de 1 centime, indique le SPF Economie.
Ces montants correspondent aux prix plafonds fixés par les autorités belges. Les stations-service ne peuvent pas les dépasser, mais elles restent libres de pratiquer des tarifs plus bas. Les écarts de prix entre les enseignes peuvent donc varier selon la localisation, la concurrence ou les promotions proposées.

Quel sera l’effet sur le budget des automobilistes ?
Cette augmentation reste limitée, mais elle se fera sentir pour les conducteurs qui utilisent régulièrement leur véhicule. Pour un plein de 50 litres, le coût augmente d’environ 1 euro pour un automobiliste roulant au sans-plomb 95 (E10). Avec un réservoir de 60 litres, la hausse atteint près de 1,20 euro.
Pris isolément, cet ajustement peut sembler modeste. En revanche, lorsqu’il s’ajoute à plusieurs hausses successives au fil des semaines, il finit par peser davantage sur le budget consacré aux déplacements. Les ménages qui parcourent de longues distances pour le travail ou les vacances sont généralement les premiers concernés par ces variations des prix à la pompe.
Pourquoi les prix évoluent-ils ?
En Belgique, les prix maximums des carburants sont révisés régulièrement afin de tenir compte de l’évolution des marchés internationaux. Le coût du pétrole brut, les prix des carburants raffinés sur les marchés européens, les frais de transport, les coûts de distribution ainsi que la fiscalité influencent directement les tarifs affichés dans les stations-service.
Ces dernières semaines, les tensions géopolitiques observées au Moyen-Orient ont contribué à maintenir les cours du pétrole à un niveau élevé. Les inquiétudes autour de l’approvisionnement mondial alimentent la volatilité des marchés et peuvent rapidement se répercuter sur les prix des carburants.
Comparer les stations reste une solution
Même si un prix maximum est fixé, les automobilistes peuvent réduire leur facture en comparant les tarifs pratiqués par les différentes enseignes. Les stations installées près des grandes surfaces ou dans les zones fortement concurrentielles proposent régulièrement des prix inférieurs au plafond officiel. À l’inverse, les stations situées sur les autoroutes affichent généralement des tarifs plus élevés.
Dans un contexte où les ajustements sont fréquents, suivre l’évolution des prix avant de faire le plein permet parfois de réaliser quelques économies, surtout pour les conducteurs qui effectuent de nombreux kilomètres chaque semaine.








