Les règles sur les horaires d’ouverture des commerces vont évoluer en Belgique. La Chambre a adopté jeudi un projet de loi qui supprime le jour de fermeture hebdomadaire obligatoire et élargit les possibilités d’ouverture en soirée.
Le texte porté par la ministre des Classes moyennes Éléonore Simonet prévoit une modification du cadre actuel pour les commerces de détail. Jusqu’à présent, les commerçants devaient respecter un jour de fermeture obligatoire chaque semaine. Cette obligation disparaîtra avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. Les commerces pourront donc choisir d’ouvrir davantage de jours, y compris le dimanche, selon leurs besoins et leur organisation. La mesure ne crée pas une obligation d’ouverture permanente : elle donne simplement davantage de liberté aux commerçants qui souhaitent adapter leurs horaires.

Une ouverture possible jusqu’à 21h
Le projet de loi prévoit également un élargissement des horaires en soirée. Les commerces pourront désormais ouvrir jusqu’à 21h, contre 20h actuellement. Là encore, il s’agit d’une possibilité laissée aux exploitants et non d’une contrainte imposée à l’ensemble du secteur. Selon Éléonore Simonet, cette évolution doit permettre aux commerçants de mieux répondre aux habitudes des consommateurs et de disposer de davantage de souplesse dans la gestion de leur activité.
La ministre justifie cette réforme par les changements dans les habitudes d’achat et la concurrence grandissante du commerce en ligne. Les plateformes numériques permettent aux consommateurs d’effectuer leurs achats à toute heure, tandis que plusieurs pays voisins appliquent déjà des règles plus flexibles concernant les horaires des magasins. La Belgique souhaite ainsi rapprocher son cadre réglementaire de celui observé dans des pays comme la France, les Pays-Bas ou le Luxembourg, où les horaires commerciaux sont généralement plus larges.
Les commerçants pourront adapter leur organisation
La réforme ne signifie pas que tous les commerces devront modifier immédiatement leurs horaires. Chaque commerçant pourra décider s’il souhaite profiter ou non de ces nouvelles possibilités. Les choix dépendront notamment du secteur d’activité, des besoins des clients, des coûts liés à l’ouverture supplémentaire et des capacités d’organisation des équipes. Avec cette évolution, le gouvernement veut donner davantage de flexibilité au commerce de détail tout en laissant aux professionnels la décision d’adapter leurs horaires à leur propre situation.








