Les trottinettes électriques se sont imposées dans les villes belges comme un moyen de transport rapide et pratique. Mais leur popularité s’accompagne aussi d’une hausse des accidents et des blessures. Face à cette situation, les autorités souhaitent renforcer les règles de sécurité. Une nouvelle mesure pourrait ainsi entrer en vigueur dans les prochains mois pour mieux protéger les usagers.
Le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, travaille depuis plusieurs mois sur un projet visant à mieux encadrer l’utilisation des trottinettes et vélos électriques. Un arrêté royal est actuellement en préparation afin d’améliorer la sécurité des usagers sur la voie publique. Parmi les mesures envisagées figure l’introduction d’une obligation du casque pour certains types d’engins motorisés.
Concrètement, cette obligation concernerait principalement les trottinettes et vélos électriques capables de dépasser les 20 km/h, révèle la Libre. Pour ces véhicules plus rapides, le port d’un casque deviendrait obligatoire afin de réduire les risques de blessures graves en cas de chute ou de collision. Si le projet est confirmé, cette règle pourrait entrer en vigueur à partir de septembre prochain.
Des accidents qui inquiètent les autorités
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par une augmentation des accidents impliquant des trottinettes électriques. Selon les données rapportées par le Soir, treize personnes ont perdu la vie en Belgique l’an dernier à la suite d’accidents impliquant ce type de véhicule. Ces chiffres ont relancé le débat sur la sécurité des nouveaux modes de mobilité.
Dans les hôpitaux, les services d’urgence observent également une hausse du nombre de blessés. Les médecins constatent que près de 65 % des victimes présentent un traumatisme crânien après un accident de trottinette. Pourtant, seuls 4 % des utilisateurs portaient un casque au moment de l’accident, ce qui illustre l’ampleur du problème pour les autorités.
Les trottinettes partagées épargnées
Le projet du gouvernement prévoit cependant une exception importante pour les trottinettes en libre-service. Les opérateurs de ces services ont accepté de limiter la vitesse de leurs engins à 20 km/h maximum. Grâce à cette limitation technique, leurs utilisateurs ne seraient pas concernés par l’obligation du port du casque.
Cette solution vise à préserver l’usage des trottinettes partagées, devenues populaires dans plusieurs grandes villes. Dans certains pays, comme le Danemark, l’obligation généralisée du casque aurait entraîné une baisse importante de l’utilisation de ces services. Le gouvernement belge souhaite donc trouver un équilibre entre sécurité et accessibilité.
D’autres pistes pour renforcer la sécurité
Au-delà du port du casque, d’autres mesures sont également à l’étude pour améliorer la sécurité des usagers. Les autorités discutent notamment d’un renforcement des contrôles et de nouvelles règles destinées à encadrer l’utilisation des trottinettes électriques dans l’espace public. Les Régions sont d’ailleurs consultées dans le cadre de cette réforme.
Le ministre de la Mobilité souhaite également ouvrir un débat au niveau européen. Parmi les pistes évoquées figure la possibilité d’introduire une immatriculation obligatoire pour certaines trottinettes électriques. Une telle mesure permettrait de mieux identifier les véhicules et de responsabiliser davantage leurs utilisateurs.








