Hydrogène blanc : la Belgique sur le point de découvrir une ressource stratégique majeure

La Belgique pourrait bientôt exploiter un gisement d’hydrogène naturel, une découverte stratégique pour l’industrie et la transition énergétique européenne.

Publié le
Lecture : 2 min
Hydrogène blanc
Hydrogène blanc : la Belgique sur le point de découvrir une ressource stratégique majeure. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

La Belgique pourrait détenir une nouvelle ressource stratégique sous ses pieds : un gisement d’hydrogène naturel. Ce projet prometteur, soutenu par le ministre Jean-Luc Crucke, pourrait transformer l’industrie européenne. Mais avant d’espérer une exploitation à grande échelle, une exploration minutieuse est en cours.

Jean-Luc Crucke a évoqué un gisement d’hydrogène naturel, également appelé hydrogène blanc, qui pourrait être réparti entre la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la France. Ce gisement pourrait atteindre environ 34 millions de tonnes en Lorraine, et selon certains experts, il pourrait s’étendre à la Belgique. Bien que ces découvertes soient prometteuses, le ministre appelle à la prudence : « À potentiel or blanc, il faut toujours être prudent », rapporte la RTBF. Toutefois, il souligne que si cette ressource se confirme, elle pourrait représenter environ un tiers de la production annuelle d’hydrogène, une avancée considérable pour l’industrie.

Hydrogène naturel : un « game changer » pour l’industrie européenne

L’hydrogène naturel pourrait révolutionner l’industrie européenne, car il est plus économique que l’hydrogène produit à partir de méthane ou d’électricité. En effet, il n’aurait pas besoin d’être fabriqué, mais serait extrait directement des gisements naturels. Cela permettrait de réduire les coûts de production pour de nombreux secteurs industriels, rendant l’industrie européenne plus compétitive, notamment face à la concurrence américaine et chinoise. Jean-Luc Crucke n’hésite pas à qualifier cette découverte de « game changer », soulignant qu’elle pourrait aussi servir à des usages dans le transport.

3,5 millions d’euros pour la recherche

Pour explorer cette opportunité, le gouvernement belge va financer une première phase de recherche, d’un budget de 3,5 millions d’euros. L’objectif est de cartographier l’hydrogène sous le sol belge, et d’évaluer sa utilité économique. Cette exploration devrait durer entre deux et trois ans, avec des fonds provenant du système d’échange de quotas d’émission européen (EU ETS). Le ministre a indiqué que ces fonds étaient déjà disponibles et qu’il espère, comme la France, bénéficier d’une aide européenne complémentaire pour accélérer les recherches.

Souveraineté énergétique et transition climatique

Jean-Luc Crucke a également lié ce projet à la transition énergétique et à la souveraineté européenne. Selon lui, disposer de sources d’énergie renouvelable et durable comme l’hydrogène blanc, le nucléaire ou l’éolien, est crucial pour l’autonomie énergétique des pays européens. Il considère la recherche sur l’hydrogène comme une réponse à la crise énergétique et géopolitique, en soulignant la nécessité pour la Belgique et ses voisins de collaborer étroitement sur ce dossier à l’échelle européenne.

La découverte d’un gisement d’hydrogène naturel en Belgique pourrait avoir des répercussions majeures sur l’économie, l’industrie et la transition énergétique du pays. Toutefois, le gouvernement belge appelle à la prudence et entame une exploration détaillée du sous-sol belge, avec l’espoir de renforcer l’autonomie énergétique de la Belgique et de l’Europe dans un contexte de crise géopolitique.

Laisser un commentaire

Share to...