Cette semaine, le Parlement wallon a donné son feu vert à plusieurs mesures importantes dans un décret-programme. Ces modifications concernent principalement les allocations familiales, les allocations de remplacement pour les jeunes et les jeunes en situation de handicap. Florent Tondeur, sur RTL, a détaillé les principales mesures qui entreront en vigueur dès juillet 2026.
À partir du 1er juillet, les familles monoparentales à revenus modestes verront une augmentation des allocations familiales. Cette mesure concerne les familles ayant des revenus annuels bruts compris entre 34.000 et 54.867 euros et dont les enfants sont nés après 2020. Pour ces familles, le supplément d’allocations passera de 12,68 euros à 25,36 euros par mois. Cette augmentation s’ajoute à la base des allocations qui, pour les enfants nés après 2020, sera de 209 euros à partir de 18 ans, contre 196 euros précédemment.
Les familles avec des enfants nés avant 2020 continueront de bénéficier de l’ancien système, avec des montants différents en fonction du nombre d’enfants, rapporte RTL.
Modifications des allocations pour les jeunes en situation de handicap
Les jeunes adultes en situation de handicap subissent également des changements importants. À partir de juillet 2026, les jeunes de 18 à 21 ans ne pourront plus cumuler les allocations de remplacement de revenu et l’allocation d’intégration avec le supplément spécifique pour le handicap. Ils devront faire un choix entre ces aides, selon celle qui leur est la plus avantageuse. Ce changement ne sera pas rétroactif et concernera uniquement les jeunes atteignant 18 ans à partir de juillet.
Allocation d’insertion limitée à 12 mois pour les jeunes adultes inactifs
Le décret-programme introduit également des modifications pour les jeunes adultes inactifs. À partir des prochains mois, les jeunes de 18 à 25 ans ne pourront plus bénéficier des allocations d’insertion au-delà de 12 mois, à moins d’être en formation ou aux études. L’objectif du gouvernement, dirigé par Adrien Dolimont, est d’encourager les jeunes à s’intégrer davantage dans la société et le marché du travail. Toutefois, cette mesure a été critiquée par la Ligue des familles, qui dénonce un durcissement des règles, notamment pour ceux qui décident de changer de voie.
En revanche, une mesure saluée par les familles est la simplification des démarches administratives pour les étudiants. Désormais, il ne sera plus nécessaire pour les jeunes de compléter des formulaires pour prouver qu’ils suivent des études supérieures. Les écoles et les caisses d’allocations communiqueront directement entre elles, facilitant ainsi la gestion des aides.








