Le changement d’heure, prévu ce week-end, peut avoir des conséquences inattendues sur la sécurité routière. En effet, la somnolence au volant augmente considérablement, notamment lors des trajets matinaux. Avec des risques accrus d’accidents, il est essentiel de comprendre les dangers liés à cette période de transition et de prendre des précautions.
Le changement d’heure perturbe notre rythme biologique, ce qui peut entraîner une fatigue accrue pour de nombreux conducteurs. Cette fatigue se traduit par une diminution de la vigilance et de la réactivité sur la route, ce qui augmente le risque d’accidents. L’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR) alerte sur le fait que la somnolence au volant multiplie le risque de collision jusqu’à huit fois et serait responsable de 25 % des accidents de la route.
Lors de cette période, le lever du soleil est retardé, ce qui entraîne un manque de lumière naturelle pendant les premières heures de la journée. Ce phénomène peut réduire la vigilance des conducteurs, notamment lors des trajets matinaux, mais aussi en fin de journée, lorsque la fatigue accumulée commence à affecter la conduite. En effet, les heures où le conducteur est le plus susceptible de se sentir fatigué sont précisément celles où les changements d’heure perturbent son cycle naturel de sommeil.
Les dangers du micro-sommeil
Un autre danger lié à la somnolence est le micro-sommeil, un phénomène dans lequel le conducteur ferme les yeux involontairement pendant quelques secondes, sans s’en rendre compte. Durant ce laps de temps, le cerveau ne traite plus correctement les informations, ce qui rend la conduite extrêmement dangereuse. Même si les yeux restent ouverts, le conducteur peut être incapable de réagir correctement aux obstacles ou aux signaux de la route. Cela peut entraîner des accidents graves, parfois mortels.
L’AWSR souligne que 33 % des conducteurs déclarent pouvoir résister à la fatigue quand ils sont au volant, rapporte le Soir. Cependant, même de courtes périodes de somnolence peuvent avoir des conséquences graves. Ce phénomène de micro-sommeil est particulièrement dangereux car le conducteur peut ne pas en avoir conscience avant qu’il ne soit trop tard.
Des conseils pour éviter la somnolence
L’AWSR propose plusieurs conseils pour limiter les risques liés à la somnolence. Le principal conseil est de dormir suffisamment avant de prendre la route. Il est également recommandé de boire de l’eau, d’éviter la consommation d’alcool et de certains médicaments qui peuvent altérer la vigilance. Les conducteurs doivent être particulièrement vigilants entre 2 et 6 heures du matin, ainsi que 14 et 16 heures, périodes où la somnolence est la plus fréquente.
L’Agence conseille également de s’arrêter immédiatement dès les premiers signes de fatigue. Plutôt que de tenter de lutter contre la somnolence, il est préférable de faire une pause, de se reposer quelques minutes, ou même de changer de conducteur si possible. De simples gestes comme ouvrir la fenêtre ou augmenter le volume de la musique ne suffisent pas à contrer la fatigue.
Un problème plus répandu qu’on ne le pense
Malheureusement, beaucoup de conducteurs sous-estiment les risques liés à la somnolence. Selon une étude de l’AWSR, 49 % des conducteurs wallons admettent avoir déjà conduit en se sentant fatigués ou somnolents. Cette statistique montre l’ampleur du problème et souligne l’importance de prendre des mesures pour prévenir les accidents liés à la fatigue.
Il est donc primordial de rester conscient des risques associés à la somnolence au volant, en particulier autour du changement d’heure. Les effets du décalage horaire sur notre corps peuvent être lourds de conséquences. L’AWSR rappelle que la sécurité routière passe aussi par une vigilance accrue et une précaution supplémentaire lors de cette période de transition. Conduire en étant bien reposé et attentif est la clé pour éviter les accidents et assurer une route plus sûre pour tous.








