Démarchage téléphonique abusif : le gouvernement fédéral passe à l’offensive

Les arnaques téléphoniques et le démarchage abusif augmentent. La ministre Vanessa Matz dévoile les mesures pour mieux protéger les consommateurs belges.

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Démarchage téléphonique abusif : le gouvernement fédéral passe à l'offensive. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Les arnaques téléphoniques, le phishing et le démarchage commercial abusif ne cessent d’augmenter, faisant de plus en plus de victimes chaque jour. Alors que les plaintes des citoyens se multiplient, la ministre Vanessa Matz a dévoilé les pistes envisagées pour protéger les consommateurs belges. Face à cette situation alarmante, quelles sont les mesures mises en place pour enrayer cette spirale d’arnaques ?

Les arnaques téléphoniques, de plus en plus sophistiquées, représentent un fléau pour les citoyens européens. Chaque année, des millions de consommateurs sont victimes de ces pratiques frauduleuses, où des escrocs utilisent des numéros masqués ou faux pour obtenir des informations sensibles ou extorquer de l’argent. Les appels intempestifs et les messages frauduleux envahissent nos vies, exploitant la crédulité et la panique des plus vulnérables. En Belgique, les autorités se sont engagées dans une lutte active pour contrer cette tendance inquiétante.

Des mesures déjà en place : le succès de Stop Phishing

Pour mieux protéger les consommateurs, plusieurs mesures ont été mises en place. L’initiative Stop Phishing, lancée par les opérateurs belges, a permis de bloquer une grande partie des numéros frauduleux. En 2025, Proximus et Telenet ont bloqué pas moins de 72 millions d’appels frauduleux. Quant aux messages frauduleux par SMS, les trois principaux opérateurs ont réussi à intercepter 33 millions de textos malveillants. Toutefois, bien que ces mesures aient réduit le nombre d’escroqueries, certains numéros étrangers passent encore au travers du filet.

La ministre Vanessa Matz propose d’aller encore plus loin, notamment en renforçant la collaboration entre les opérateurs de téléphonie et les services bancaires. Le but est de détecter en amont les transactions suspectes, en analysant la durée des appels, leur origine et en croisant ces données avec les informations bancaires, explique Sudinfo. Cette initiative, qui pourrait sembler révolutionnaire, nécessite une protection renforcée des données personnelles, un point crucial dans ce processus.

Le démarchage téléphonique : vers un système opt-in

Quant au démarchage téléphonique traditionnel, un système opt-in est en train d’être développé. Concrètement, les citoyens devront donner leur accord explicite pour être appelés par des entreprises, ce qui remplacerait le système actuel où il est nécessaire de refuser activement le démarchage. Si cette mesure est adoptée, des sanctions seront imposées aux entreprises qui ne respecteraient pas cette règle, bien que l’action contre les sociétés étrangères reste un défi de taille.

Enfin, un autre point qui suscite de nombreuses réactions est la volonté du gouvernement de lutter contre l’anonymat sur les réseaux sociaux. Le projet de loi à venir n’a pas pour but de limiter la liberté d’expression, mais de permettre une meilleure identification des utilisateurs en cas de comportement nuisible ou illégal. Cela pourrait inclure des outils d’authentification robustes, similaires à ceux utilisés pour les démarches administratives en ligne.

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