Les vacanciers européens viennent de recevoir une protection supplémentaire dans leurs droits face à l’industrie du voyage. Le Parlement européen a récemment adopté une directive permettant aux consommateurs de refuser un remboursement sous forme de bon d’achat et de réclamer un virement bancaire, renforçant ainsi la législation existante.
Cette nouvelle directive, votée le 12 mars, fait partie d’un ensemble de règles visant à mieux encadrer les voyages à forfait en Europe. Jusqu’ici, les bons d’achat étaient une alternative fréquemment proposée par les entreprises de voyages lorsque ces dernières annulaient des services en raison de circonstances exceptionnelles, comme cela a été le cas pendant la pandémie de Covid-19. Avec cette législation, les consommateurs auront désormais la possibilité de refuser cette option et d’exiger un remboursement sur leur compte bancaire sous un délai de 14 jours.
Une règle qui s’applique également aux bons déjà émis, dont la durée de validité ne pourra désormais excéder 12 mois. De plus, les entreprises auront l’obligation de rembourser intégralement tous les bons inutilisés ou partiellement utilisés à leur expiration.
Renforcer la protection en cas de faillite d’un tour-opérateur
Les nouvelles règles incluent également des protections renforcées pour les consommateurs en cas de faillite d’un tour-opérateur. Si une entreprise se retrouve en faillite, un fonds de garantie sera mis en place pour rembourser les voyageurs dans un délai de six mois, prolongé à neuf mois dans les cas complexes. Cette mesure vise à éviter les scénarios dramatiques vécus en 2019 lors de la faillite de Thomas Cook, où de nombreux vacanciers se sont retrouvés sans remboursement ou bloqués à l’étranger, explique RTL.
Des règles claires pour les voyages à forfait
Les voyages à forfait sont également mieux encadrés par cette directive, qui précise les services qui peuvent être considérés comme un forfait, notamment les offres combinées en ligne impliquant plusieurs prestataires. La législation se veut plus claire sur la définition d’un forfait et les droits associés pour les consommateurs. Cette nouvelle législation, après avoir été approuvée par le Conseil européen, devra être transposée par les États membres dans un délai de 28 mois, avec une application pleine et entière dans six mois supplémentaires.
Cette nouvelle directive aura des répercussions directes sur les pratiques des entreprises de voyages. La possibilité de refuser un bon d’achat et d’exiger un remboursement en numéraire pourrait entraîner des ajustements dans la gestion des annulations et des remboursements. Les entreprises devront revoir leurs politiques commerciales pour se conformer à cette législation tout en prenant en compte les coûts financiers associés à ces nouvelles obligations.
Une législation de plus en plus protectrice pour les consommateurs
Pour les consommateurs, cette nouvelle législation représente un pas en avant dans la protection de leurs droits face à une industrie souvent complexe et difficile à naviguer. Avec des garanties renforcées en cas de faillite ou d’annulation, les vacanciers peuvent désormais voyager avec un peu plus de sérénité. Cependant, le défi reste de voir comment ces nouvelles mesures seront appliquées sur le terrain et si elles auront un véritable impact sur les pratiques des tour-opérateurs et des plateformes de voyage en ligne.








