La santé des travailleurs belges est de plus en plus préoccupante, comme le montre une nouvelle statistique alarmante. Selon une analyse récente d’Attentia portant sur près de 74 000 examens médicaux réalisés en 2025, près d’un quart des travailleurs belges souffrent d’hypertension. Ce phénomène, lié à des facteurs tels que le stress, la sédentarité et le surpoids, soulève des questions sur le bien-être au travail dans le pays.
Les résultats de cette étude sont sans équivoque : 67 % des travailleurs belges présentent une tension artérielle trop élevée, et 23 % souffrent d’hypertension. Ces chiffres indiquent une tendance inquiétante, soulignant l’ampleur d’un problème de santé souvent silencieux, mais aux conséquences graves. L’hypertension est appelée « tueur silencieux », car elle n’entraîne souvent aucun symptôme apparent, mais elle endommage progressivement les vaisseaux sanguins et augmente les risques de maladies cardiovasculaires, telles que les AVC, les infarctus et l’insuffisance cardiaque.
Les hommes sont les plus touchés, avec 46 % d’entre eux présentant une tension élevée, et 25 % souffrant d’hypertension. Comparativement, les femmes sont moins touchées, avec 36 % de tensions élevées et 17 % d’hypertension. Un autre facteur clé réside dans l’âge : les risques augmentent sensiblement après 55 ans, ce qui est un facteur supplémentaire à prendre en compte pour les travailleurs plus âgés.

Les secteurs où la santé des travailleurs est la plus préoccupante
Certains secteurs sont également plus exposés à ce problème de santé. L’analyse révèle que les travailleurs des secteurs de l’IT, des télécommunications, de la consultance et de la construction présentent des taux d’hypertension particulièrement élevés. Dans ces domaines, les travailleurs hypertendus sont souvent plus nombreux que ceux affichant une tension normale, ce qui met en évidence les effets du stress professionnel et de la charge de travail sur la santé.
Le mode de vie des travailleurs joue également un rôle crucial. Selon l’étude, 64 % des travailleurs étaient en surpoids en 2025, dont 40 % étaient en surcharge pondérale et 24 % étaient obèses. Le manque d’activité physique est également un facteur majeur, car près de 40 % des travailleurs ne pratiquent pas ou très peu d’exercice. Par ailleurs, les hommes fument plus que les femmes et ont une consommation d’alcool plus élevée, des habitudes qui accentuent encore le risque d’hypertension, souligne RTL.
Le rôle des employeurs doit-il être renforcé ?
Face à ce constat, Attentia appelle les employeurs à renforcer les mesures de prévention sur le lieu de travail. Il s’agit d’encourager la pratique d’activités physiques régulières, de promouvoir une alimentation saine et d’organiser des actions de sensibilisation sur les dangers du stress et du manque d’exercice. De plus, des initiatives comme les réunions en marchant ou l’intégration de pauses actives pourraient aider à réduire les risques.
L’étude met également en avant l’importance de l’autogestion de la santé, notamment avec la promotion d’un mode de vie plus actif et l’adaptation des environnements de travail. Pour cela, les entreprises doivent mettre en place des mesures concrètes et durables pour améliorer la santé de leurs employés. En réduisant le stress et en favorisant une meilleure hygiène de vie, il est possible d’éviter des problèmes de santé graves et de renforcer la productivité des travailleurs.








