Le 1er mars 2026 marque un tournant pour les travailleurs belges qui souhaitent se réorienter ou changer de carrière. Le droit au rebond, un dispositif inédit, permet de démissionner tout en percevant des allocations de chômage pendant une période de 6 à 12 mois. Une opportunité qui ouvre des portes à ceux qui rêvent d’un nouveau départ sans perdre leur sécurité financière.
Le droit au rebond, prévu pour entrer en vigueur dès le 1er mars 2026, offre aux travailleurs la possibilité de quitter leur emploi tout en bénéficiant d’une aide financière. Pour en profiter, il faut justifier d’au moins dix ans de carrière et déposer une demande auprès de son bureau de chômage. Le gouvernement souhaite ainsi encourager la mobilité professionnelle, tout en réduisant les coûts liés à l’épuisement professionnel, comme les burn-out ou les arrêts maladie prolongés.
Un droit de rebond qui peut donner accès à un chômage prolongé
Ce dispositif permet de recevoir des allocations de chômage pendant six mois après la démission. Toutefois, si le travailleur suit une formation pour se réorienter vers un métier en pénurie, il peut bénéficier d’une prolongation de son allocation jusqu’à un an, explique RTL. L’objectif est double : favoriser une meilleure adéquation entre les compétences des travailleurs et les besoins du marché, tout en réduisant les risques d’épuisement dans des emplois mal adaptés.
Mais attention, ce droit au rebond n’est pas un droit automatique. Le travailleur doit en faire la demande, et ce dispositif est limité à une activation unique dans sa carrière. Cela signifie qu’une fois activé, un salarié ne pourra plus jamais bénéficier de cette aide dans sa vie professionnelle, ce qui en fait une opportunité à bien réfléchir.
Un système qui divise les experts
Ce système suscite déjà un débat. Selon les experts, bien que la mesure soit bénéfique, elle ne suffit pas à elle seule pour changer les habitudes des travailleurs belges, souvent perçus comme particulièrement loyaux envers leurs employeurs. En effet, la majorité des travailleurs belges préfèrent rester dans leur emploi actuel, malgré les difficultés, par fidélité ou par manque d’options de reconversion. Ce « droit au rebond » pourrait-il faire évoluer ces mentalités et encourager un plus grand nombre à changer de trajectoire professionnelle ?








