Face à une hausse constante du coût de la vie, de plus en plus de Belges prennent des décisions économiques radicales. Si, jusqu’à récemment, les vacances et les loisirs étaient des postes budgétaires incontournables, une nouvelle tendance émerge : les Belges préfèrent désormais économiser sur l’alimentation pour maintenir leur capacité à partir en vacances ou à sortir.
Le baromètre Food d’Edenred, publié en février 2026, révèle que 70 % des Belges déclarent être prêts à faire des économies sur l’alimentation afin de préserver leur budget vacances. En comparaison avec l’année précédente, cette proportion a considérablement augmenté. Autre tendance observée : alors que l’année dernière 87 % des personnes interrogées étaient prêtes à sacrifier leurs vacances en période de crise, seulement 50 % d’entre elles seraient désormais prêtes à modifier leur programme de vacances.
Ce renversement témoigne d’une priorité accordée aux loisirs et à la qualité de vie, malgré les défis économiques qui pèsent sur les finances des ménages.

L’alimentation reste l’un des postes budgétaires les plus importants
Le secteur alimentaire demeure, en effet, un poste budgétaire central pour les Belges, représentant entre 21 % et 40 % du revenu mensuel pour un Belge sur quatre. Les hausses des prix des produits alimentaires, principalement dues à l’inflation et aux crises énergétiques, ont renforcé cette pression. Alors que les prix continuent d’augmenter, de nombreux foyers font des sacrifices, notamment en optant pour des produits moins chers ou en réduisant la qualité de leurs repas.
Pourtant, ces choix budgétaires ne sont pas sans conséquences. Les Belges sont de plus en plus conscients des enjeux liés à l’alimentation saine, avec 50 % des travailleurs affirmant qu’ils choisiraient des produits plus sains si leur pouvoir d’achat leur permettait de le faire. Les chèques-repas, qui restent un moyen populaire de financer l’alimentation, sont perçus comme un levier pour accéder à des produits de qualité tout en bénéficiant d’une aide pour leur alimentation.
Les chèques-repas représentent une aide essentielle
Le système de chèques-repas est d’ailleurs un atout pour maintenir des habitudes alimentaires plus saines tout en soutenant les consommateurs. En 2025, plus de 90 % des bénéficiaires préfèrent la version numérique de ce mode de paiement pour sa simplicité et son côté écologique. De plus, ce système permet aux travailleurs de mieux gérer leur budget alimentaire tout en favorisant la consommation de produits frais, souvent plus coûteux.
L’impact de cette évolution des habitudes de consommation va au-delà de l’alimentation elle-même. La diminution des dépenses alimentaires au profit des loisirs et des vacances suggère une volonté de maintenir une certaine qualité de vie, même en période de pression économique. Cependant, cette préférence pour les loisirs au détriment de la nutrition soulève des questions sur l’avenir de la santé publique et sur la nécessité d’adapter les politiques alimentaires pour garantir l’accès à une alimentation saine, même dans les foyers les plus modestes.








