Une nouvelle inquiétante a secoué le secteur de l’électronique grand public en Belgique, après la découverte de substances potentiellement nocives dans plusieurs modèles d’écouteurs et de casques audio. Plusieurs grandes enseignes, dont Bol.com, MediaMarkt, et Amazon, ont dû retirer des produits populaires de la vente, et des milliers de consommateurs sont désormais concernés par ce rappel massif.
Le rapport publié la semaine dernière a révélé que des modèles de marques bien connues telles qu’Apple, JBL, Bose et Samsung contenaient des substances comme le bisphénol A (BPA), un produit chimique que l’on trouve dans de nombreux plastiques. Ce composé, ainsi que d’autres plastifiants, peut migrer vers la peau des utilisateurs par le biais des coussinets des casques ou des câbles.
Si ces produits sont utilisés de manière intensive, les substances chimiques risquent de pénétrer plus facilement dans l’organisme, entraînant des risques pour la santé, notamment des perturbations hormonales et d’autres effets à long terme.
Les modèles de casques concernés par ce rappel
Les modèles de casques les plus concernés sont le Razer Kraken V3 (2021) et le HyperX Cloud III Gaming Headset (2023), qui ont reçu les pires résultats lors des tests. Un autre modèle, un casque pour enfants de la marque Pat Patrouille, vendu chez MediaMarkt par un vendeur externe, a également été identifié. Bien que l’intérieur de l’appareil soit jugé sûr, les coussinets, eux, contiennent des quantités préoccupantes de bisphénols et de plastifiants. En réaction, MediaMarkt a immédiatement retiré ce produit de sa plateforme et a ouvert une enquête pour mieux comprendre la situation.
L’ONSS, ainsi que les autorités locales, ont exprimé leur préoccupation face à la découverte de ces substances nocives dans des produits populaires auprès du grand public. Ces casques et écouteurs sont largement utilisés par des jeunes et des enfants, ce qui accentue le problème, car leur peau est généralement plus sensible aux produits chimiques. Les enseignes concernées, telles que Hema et Action, examinent également la situation et mènent des discussions avec leurs fournisseurs pour voir si d’autres tests sont nécessaires, rapporte Le Soir.
L’enquête continue, et un audit externe est prévu pour éclaircir les circonstances de cette erreur administrative qui a permis à ces produits de rester sur le marché pendant des années sans être détectés. Le rapport final devrait être prêt d’ici la mi-mars, offrant ainsi plus de détails sur l’ampleur du problème et sur la manière dont ces substances ont été intégrées dans les produits.
Quelles solutions pour l’avenir ?
En attendant les résultats de l’enquête, les consommateurs concernés sont invités à retourner les produits défectueux ou à chercher des solutions de remboursement. Ce rappel massif soulève également des questions sur la responsabilité des fabricants et des revendeurs. Comment éviter de tels incidents à l’avenir ? Les consommateurs peuvent-ils réellement faire confiance à la qualité des produits électroniques qu’ils achètent, surtout lorsqu’il s’agit de produits aussi populaires ?
Ce scandale met en lumière la nécessité d’une réglementation plus stricte sur la vente de produits électroniques et de matériaux potentiellement dangereux pour la santé publique. Il soulève aussi un défi pour les grandes marques de renforcer leurs contrôles de qualité afin de restaurer la confiance des consommateurs, qui ont désormais les yeux rivés sur les résultats de l’enquête.








