L’immobilier belge bat des records : jusqu’où les prix peuvent-ils grimper ?

Le marché immobilier belge a atteint des records de ventes, mais les fortes disparités régionales et des défis économiques demeurent des obstacles importants.

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L’immobilier belge bat des records : jusqu’où les prix peuvent-ils vraiment grimper ? Crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Belgique

En 2025, le marché immobilier belge a connu une croissance exceptionnelle de 14 % des ventes, une performance remarquable malgré les défis économiques. Cependant, cette dynamique varie considérablement selon les régions, avec des disparités marquées en Wallonie.

La Belgique a observé une dynamique exceptionnelle sur son marché immobilier, avec des hausses de prix notables dans certaines provinces. Le Brabant Wallon reste la province la plus chère du pays, avec un prix médian des maisons qui dépasse les 400 000 euros, une tendance déjà amorcée depuis 2022 où les prix atteignaient 416 000 euros en moyenne. Ce chiffre place cette province dans une catégorie à part, attirant des acheteurs aisés et limitant l’accessibilité pour de nombreux Belges.

Malgré une inflation persistante, le Brabant Wallon continue d’attirer de nouveaux habitants, notamment grâce à sa proximité avec Bruxelles, ce qui en fait un secteur prisé des familles et des professionnels à la recherche d’un cadre de vie calme mais proche des grandes agglomérations.

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Crédit : Econostrum

 

La province de Luxembourg : une croissance spectaculaire

À l’inverse, la province de Luxembourg a enregistré la plus forte hausse avec un bond spectaculaire de 17 % des prix, atteignant désormais 290 000 euros pour une maison médiane. Cette hausse s’inscrit dans une tendance de croissance observée depuis 2021, où les prix avaient déjà augmenté de 26,6 %. Cette évolution reflète l’intérêt croissant pour les zones périphériques, notamment celles situées à proximité de l’Ardenne et du Luxembourg, où les prix de l’immobilier sont plus abordables en comparaison avec des régions comme le Brabant Wallon.

Cependant, toutes les provinces ne connaissent pas cette frénésie de croissance. Le Hainaut, par exemple, demeure la province la plus accessible avec un prix médian de 191 000 euros, confirmant son statut de région favorable pour les primo-accédants et les acheteurs modestes, souligne la RTBF. En dépit de son attractivité financière, le Hainaut fait face à des défis économiques tels qu’une moins grande dynamique économique que d’autres régions, limitant ainsi son potentiel de croissance à long terme.

L’avenir du marché immobilier belge : vers une répartition plus équitable ?

Ce contraste régional souligne un des défis majeurs du marché immobilier belge : l’inégale répartition des prix et des opportunités d’accessibilité. Si certaines provinces voient leur attrait grandir, notamment pour les jeunes familles et les investisseurs, d’autres peinent à retrouver un rythme de croissance comparable, notamment dans les régions moins urbanisées ou éloignées des grands centres économiques.

Cette situation met en lumière les défis persistants qui pourraient freiner la dynamique du marché immobilier belge à moyen terme. Le renforcement des politiques publiques en matière de logement et l’adaptation des zones moins accessibles pour en faire des lieux attractifs pour les jeunes générations seront des clés essentielles pour assurer une véritable égalité d’accès au marché immobilier. En attendant, 2025 restera une année marquante, avec des hausses de prix spectaculaires et une demande toujours forte malgré les vents contraires.

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