À partir du 1er mars 2026, plusieurs secteurs verront leur TVA augmenter, impactant les consommateurs belges au quotidien. Si certains produits et services échappent à cette hausse, d’autres, comme les repas à emporter, les activités sportives et les concerts, seront directement concernés. Mais que signifie cette réforme pour le portefeuille des Belges, et quels secteurs seront les plus touchés ?
La réforme de la TVA, prévue pour entrer en vigueur le 1er mars, modifie les taux applicables dans divers secteurs. Après une série de discussions et de critiques, le gouvernement a maintenu certains ajustements tout en renonçant à d’autres mesures. Parmi les changements notables, on retrouve l’augmentation de la TVA sur les hôtels et campings, qui passeront de 6 % à 12 %. Cette mesure touche directement le secteur du tourisme et des vacances, impactant les consommateurs qui devront payer davantage pour leurs séjours.
Les repas à emporter et le secteur culturel épargnés pour le moment
Malgré les propositions initiales de modification des taux de TVA sur les repas à emporter et certaines activités culturelles et sportives, ces secteurs sont finalement épargnés, suite à des critiques du Conseil d’État. Ainsi, les repas à emporter ne verront pas leur TVA augmenter, et le secteur culturel, incluant les concerts, les musées et autres événements, restera exempt de hausse. Ces décisions sont considérées comme une victoire pour les consommateurs et pour le secteur culturel, qui craignait des répercussions négatives sur la fréquentation des événements.
Les secteurs concernés par la hausse : une adaptation nécessaire
Néanmoins, la réforme de la TVA ne concerne pas uniquement ces secteurs. D’autres mesures entreront en vigueur, notamment une augmentation de la TVA sur les pesticides, qui passera de 12 % à 21 %, rapporte Testachats. Cette hausse touche directement les consommateurs dans le secteur du jardinage, notamment les particuliers qui utilisent des produits phytosanitaires pour leurs jardins. Bien que cette mesure vise à lutter contre l’utilisation excessive de produits chimiques, elle aura également un impact sur le prix des produits nécessaires pour maintenir des espaces verts.
Le secteur hôtelier et touristique est également concerné par une augmentation du taux de TVA, passant de 6 % à 12 %. Cela pourrait se traduire par une augmentation des prix des chambres d’hôtel, des logements en camping et des services associés. Les consommateurs devront donc s’attendre à des prix plus élevés pour leurs séjours, ce qui pourrait freiner certains projets de vacances, notamment pour les familles à budget limité.
Une réforme en mouvement : vers de nouvelles augmentations ?
Le maintien de certains taux de TVA à leur niveau actuel, notamment pour les repas à emporter, les activités sportives et les services culturels, représente un manque à gagner pour les finances publiques, estimé à 400 millions d’euros. Selon le gouvernement, ce manque à gagner devra être compensé lors du prochain contrôle budgétaire, probablement par d’autres ajustements de TVA ou par des augmentations d’accises sur d’autres produits de consommation.
Cette réforme de la TVA pourrait ne pas être la dernière. Le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem, a déjà évoqué la possibilité d’une augmentation du taux normal de TVA, actuellement à 21 %, à 22 %. Cette mesure suscite des tensions au sein de la majorité gouvernementale, et plusieurs partis, dont le MR, s’y opposent fermement. Les discussions à ce sujet se poursuivront après les vacances de carnaval, et les consommateurs devront suivre de près l’évolution de cette réforme pour anticiper d’éventuelles nouvelles hausses de prix.








