Réforme du chômage : une alerte pour plus de 36 000 Belges, les allocations en danger

Plus de 36 000 chômeurs reçoivent une lettre d’avertissement dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage, avec la suppression de leurs allocations en 2026.

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Chômage
Réforme du chômage : une alerte pour plus de 36 000 Belges, les allocations en danger. Crédit : Photonews | Econostrum.info - Belgique

Depuis le 14 février 2026, plus de 36 000 personnes en Belgique, actuellement en première période d’indemnisation, ont reçu une lettre d’avertissement de l’Onem. Ce message leur indique que leurs allocations de chômage seront supprimées entre le 1er juillet 2026 et le 1er juillet 2027 dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage. 

La réforme de l’assurance chômage concerne un large éventail de bénéficiaires répartis sur tout le territoire belge. En tout, 13 963 personnes en Région wallonne, 5 824 à Bruxelles, 15 926 en Flandre et 180 pour la Communauté germanophone sont touchées par cette mesure. Ces chômeurs en première période d’indemnisation risquent de perdre leurs allocations, peu importe leur expérience professionnelle ou le nombre d’années travaillées, si leur recherche d’emploi ne donne pas de résultats avant la date limite.

Cette mesure vise à réduire les dépenses liées à l’assurance chômage, un domaine devenu de plus en plus coûteux pour l’État.

Une mise en œuvre progressive de la réforme du chômage

L’envoi des lettres d’avertissement s’inscrit dans un processus de communication progressif mis en place par l’Onem. Depuis septembre 2025, une première vague d’avertissements a concerné les bénéficiaires des allocations d’insertion, suivie par les personnes en troisième période d’indemnisation (allocation forfaitaire) qui ont reçu leur lettre entre octobre et novembre 2025.

En janvier 2026, ce fut au tour des bénéficiaires de la deuxième période d’indemnisation. Enfin, une dernière vague de lettres sera envoyée en mars 2026 pour un petit groupe de personnes bénéficiant de l’allocation de garantie de revenu sur la base des allocations d’insertion, indique Le Soir.

Un durcissement des conditions d’indemnisation

Cette réforme vise à inciter les chômeurs à retourner rapidement sur le marché du travail. En réduisant la durée d’indemnisation, l’objectif est de stimuler les efforts pour retrouver un emploi. Cependant, cette mesure suscite des inquiétudes parmi les syndicats et les organisations sociales qui estiment qu’elle met en difficulté des personnes déjà vulnérables.

En effet, les personnes concernées risquent de se retrouver sans ressources si elles ne parviennent pas à trouver un emploi stable dans un délai relativement court.

Impact social et économique de la réforme

Les conséquences sociales de cette réforme sont d’ores et déjà visibles. Les chômeurs concernés par la suppression de leurs allocations auront du mal à subvenir à leurs besoins sans un soutien financier. Par ailleurs, cette réforme pourrait également aggraver la précarité sociale et augmenter la pression sur les services d’aide sociale.

Les autorités, de leur côté, mettent en avant l’objectif d’aider les chômeurs à retrouver un emploi et de limiter la dépendance prolongée aux allocations de chômage. Mais cette réforme soulève de nombreuses questions sur la capacité de l’État à trouver un équilibre entre réduction des coûts et soutien aux personnes les plus vulnérables.

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