Énergie : la Belgique dépense 4,2 milliards pour soutenir les ménages

Le gouvernement belge a dépensé 4,2 milliards d’euros pour alléger les factures d’énergie des citoyens, avec des mesures de soutien pour le gaz et l’électricité.

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Énergie : la Belgique dépense 4,2 milliards pour soutenir les ménages. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

L’hiver 2022 a été marqué par une flambée des prix de l’énergie, suite à la décision de Vladimir Poutine de fermer les vannes du gaz. Face à cette crise énergétique, le gouvernement De Croo a mis en place une série de mesures pour limiter l’impact sur le pouvoir d’achat des citoyens et des entreprises. Cependant, ces mesures ont également entraîné un coût important pour le budget belge.

Pour atténuer l’impact de la hausse des prix, le gouvernement a offert une série de primes et forfaits destinés à alléger les factures d’énergie. La prime chauffage de 100 euros a été octroyée à toutes les personnes ayant un contrat d’électricité, et une série de forfaits de base a été instaurée pour les foyers ayant un contrat de gaz et/ou d’électricité. Le premier forfait de base prévoyait 122 euros pour l’électricité et 270 euros pour le gaz, tandis que le deuxième forfait a augmenté ces montants à 183 euros pour l’électricité et 405 euros pour le gaz.

Parallèlement, le gouvernement a élargi le nombre de bénéficiaires du tarif social de l’électricité et du gaz, passant de 500 000 à 1 million pour l’électricité et de 300 000 à 600 000 pour le gaz, souligne La Libre. Un forfait unique de 80 euros a aussi été accordé aux bénéficiaires de ce tarif social, visant à soutenir les ménages les plus vulnérables face à la hausse des coûts énergétiques.

Un coût important pour le budget belge

Le régulateur du secteur de l’énergie, la Creg, a estimé que ces mesures ont coûté un total de 4,2 milliards d’euros à l’État belge. Les forfaits de base ont représenté la part la plus coûteuse, avec un coût de 911 millions d’euros pour l’électricité et 1,3 milliard d’euros pour le gaz. L’élargissement du tarif social a coûté environ 1,5 milliard d’euros, et la prime chauffage de 100 euros a entraîné une dépense de 438 millions d’euros. Le forfait de 80 euros accordé aux bénéficiaires du tarif social a coûté 72 millions d’euros.

Il est important de noter que toutes les mesures mises en place n’ont pas été prises en compte par la Creg dans son étude. Par exemple, le coût du chèque mazout, qui a permis de soutenir les foyers utilisant du mazout, n’a pas été analysé par le régulateur.

Les résultats sociaux des mesures de crise de l’énergie

Bien que ces mesures aient coûté cher au budget belge, elles ont également produit des résultats sociaux significatifs. Selon une étude récente du Tijd, le risque de pauvreté a diminué de manière spectaculaire en Belgique entre 2019 et 2025, en grande partie grâce à l’extension du nombre de bénéficiaires du tarif social. Ce soutien a permis à de nombreux foyers de mieux faire face à l’augmentation des coûts énergétiques.

Cependant, certaines mesures ont été critiquées pour leur caractère non ciblé. En effet, des dispositifs comme les forfaits de base ont bénéficié à un large public, y compris à des ménages plus aisés, ce qui a suscité des débats sur la justice sociale de ces interventions. Certains estiment que ces aides auraient dû être mieux ciblées pour soutenir davantage les ménages les plus vulnérables.

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