Après plusieurs mois d’attente, le gouvernement bruxellois a dévoilé ses premières mesures économiques, destinées à alléger le portefeuille des Bruxellois. À travers des ajustements fiscaux et des aides ciblées, l’exécutif bruxellois espère améliorer le quotidien des ménages tout en répondant aux enjeux de mobilité et de rénovation énergétique. Mais ces décisions seront-elles suffisantes pour soutenir les citoyens face à la hausse des prix ?
L’une des principales mesures annoncées par le gouvernement concerne l’impôt des personnes physiques. Dès 2028, la part régionale de l’impôt des personnes physiques devrait diminuer de 1%, apportant ainsi un allègement fiscal aux Bruxellois. Cette baisse viendra compléter la revalorisation de certaines primes, notamment la prime Be Home, qui sera doublée pour atteindre 320 euros par an. Cette prime s’adresse aux propriétaires bruxellois occupants de leur logement et devrait compenser la hausse du précompte immobilier dans plusieurs communes.
Autre mesure significative, l’accès à la propriété sera facilité pour les primo-acquéreurs. Le plafond pour bénéficier de l’abattement sur les droits d’enregistrement sera relevé de 600 000 à 800 000 euros, détaille la RTBF. Si cette mesure entre en vigueur en 2029, elle permettrait à de nombreux jeunes ménages d’accéder à la propriété dans un marché immobilier souvent jugé trop cher.
Des mesures en faveur de la mobilité et de la transition énergétique
Le gouvernement bruxellois a également pris des décisions visant à soutenir la mobilité des citoyens. Les abonnements préférentiels à la STIB, à 1 euro par mois pour les jeunes et les seniors, seront maintenus, garantissant une accessibilité à la mobilité publique pour les plus fragiles. Cette décision s’inscrit dans une politique de transport inclusif, particulièrement importante dans une ville aussi congestionnée que Bruxelles.
En matière de transition énergétique, le gouvernement bruxellois a annoncé une réforme de la prime Renolution, jusqu’ici destinée à financer des travaux de rénovation énergétique. Les primes disparaissent au profit de prêts à taux zéro ou réduits, permettant de soutenir les rénovations sans alourdir immédiatement les finances publiques. L’objectif est de maintenir l’incitation à rénover les logements tout en limitant les dépenses directes de l’État.
Des ajustements concernant la zone de basse émission
La question de la pollution automobile et de la zone de basse émission reste un autre sujet majeur. Les propriétaires de véhicules polluants devront désormais s’acquitter d’un pass annuel : 350 euros pour les véhicules les plus polluants et 200 euros pour un pass social. En outre, les amendes associées aux infractions liées à la circulation dans cette zone seront réduites, passant de 350 à 80 euros par mois. Cette mesure vise à encourager la transition vers des véhicules plus écologiques tout en rendant la zone de basse émission plus accessible aux ménages les plus modestes.








