Les gares belges pourraient bientôt voir l’installation de portiques d’accès, un projet qui avait été abandonné quelques années plus tôt. Alors que les autorités réévaluent cette initiative, un projet pilote pourrait bien démarrer cette année, suscitant de nombreux questionnements sur ses bénéfices et ses coûts. La SNCB et le gouvernement réfléchissent à cette mesure pour améliorer la sécurité et réduire la fraude.
La société ferroviaire SNCB a décidé de réexaminer la possibilité d’installer des portiques dans les gares belges pour renforcer la sécurité et la lutte contre la fraude. Un projet similaire avait été abandonné précédemment, notamment en raison de coûts jugés trop élevés par rapport aux bénéfices attendus. Mais, face à une situation de fraude persistante et aux défis de sécurité dans certaines gares, le gouvernement a annoncé son intention de relancer cette idée sous forme de projet pilote.
La SNCB travaille actuellement sur une mise à jour de son étude de 2023 concernant l’installation de ces portiques. Selon Britt Monten, porte-parole de la SNCB, l’entreprise ne se limite pas seulement aux portiques, mais explore également des alternatives comme l’introduction de validateurs de billets ou d’autres mesures de sécurité pour améliorer la surveillance et la prévention de la fraude, rapporte RTL. Ces portiques d’accès auraient pour objectif d’empêcher les voyageurs sans titre de transport valide d’accéder aux quais et ainsi de limiter les pertes financières dues à la fraude.
Un projet pilote en attente d’une décision
Le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a annoncé que des portiques d’accès seraient installés à titre expérimental dans cinq grandes gares belges. Cependant, son cabinet a nuancé cette annonce en précisant que la SNCB examine actuellement les conditions nécessaires à la mise en place de ce projet pilote. La décision finale sera prise en fonction des résultats de cette analyse, avec un démarrage éventuel en 2026.
Cette nouvelle perspective intervient après que, quelques mois auparavant, le ministre Crucke ait évoqué l’abandon de l’idée en raison d’une analyse économique négative. Les coûts des portiques auraient été jugés trop élevés pour les retours financiers escomptés. Cependant, face à la persistance de la fraude et à la nécessité d’améliorer la sécurité, le projet semble avoir trouvé un regain d’intérêt.
La fraude et les portiques : une solution controversée
La question de la fraude à la SNCB reste un sujet sensible. En effet, de nombreux voyageurs, en particulier dans certaines grandes gares, profitent de l’absence de contrôles physiques rigoureux pour voyager sans titre de transport valide. Le gouvernement espère que l’introduction de portiques d’accès permettra de limiter cette fraude, mais certains experts soulignent que le coût d’installation et de maintenance de ces portiques pourrait rendre cette solution difficilement rentable.
D’autres pays européens ont déjà adopté ce système, avec des résultats mitigés. Par exemple, des portiques ont été installés dans certaines gares des Pays-Bas, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, mais ces initiatives ont parfois soulevé des préoccupations liées à la fluidité du trafic dans les gares. La SNCB devra donc prendre en compte ces facteurs avant de prendre une décision finale.








