Pourquoi tant de Belges restent-ils dans un emploi qu’ils n’aiment pas ?

Les travailleurs belges restent dans leur emploi principalement par prudence, la sécurité de l’emploi devenant une priorité face à un climat économique incertain.

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Pourquoi tant de Belges restent-ils dans un emploi qu’ils n’aiment pas ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Dans un contexte économique incertain, les travailleurs belges restent souvent dans leur emploi par prudence plutôt que par réelle satisfaction. Une récente analyse de Partena Professional révèle que la sécurité de l’emploi est devenue le principal facteur de rétention des employés. Une situation marquée par des licenciements collectifs et une instabilité économique croissante.

D’après une étude menée par RH Partena Professional auprès de 2 000 travailleurs, 52,6 % des Belges restent chez leur employeur principalement en raison de la sécurité de l’emploi. Cette situation résulte d’un climat économique marqué par une hausse des licenciements collectifs et des restructurations. En 2025, un total de 8.480 travailleurs ont perdu leur emploi suite à un licenciement collectif, un chiffre inédit depuis 2013, selon les données du SPF Emploi.

Partena Professional souligne que, bien que la sécurité de l’emploi soit en tête des préoccupations des travailleurs, beaucoup d’entre eux ne restent pas par satisfaction. Yves Stox, consultant chez Partena, souligne que « les gens restent souvent par prudence », avec un contexte de hausse des faillites et d’incertitude qui pousse à la stabilité professionnelle, plutôt que par plaisir ou épanouissement personnel.

Les autres critères de satisfaction dans le secteur de l’emploi

Si la sécurité de l’emploi est la principale motivation pour rester dans un poste, d’autres critères influencent également la décision des travailleurs. L’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle arrive en deuxième position, cité par 43,9 % des travailleurs. Le contenu du travail (40,4 %) et la gestion des déplacements domicile-travail (38,2 %) arrivent également en tête des préoccupations.

Cependant, les avantages extralégaux (28,8 %) et le salaire brut (27,9 %) arrivent bien plus bas dans le classement des facteurs de rétention. Cela montre que, malgré l’importance de la rémunération et des avantages, d’autres éléments comme l’équilibre de vie et la nature du travail prennent le dessus dans les décisions professionnelles.

Les différences entre hommes et femmes

Les priorités des travailleurs varient également selon le sexe. Les hommes semblent privilégier davantage la sécurité de l’emploi, le salaire et les avantages extralégaux, tandis que les femmes se montrent plus sensibles à la flexibilité des horaires, aux relations avec les collègues et à la gestion des trajets domicile-travail. Ces différences mettent en lumière les attentes variées des travailleurs face à un monde du travail en évolution.

Bien que la satisfaction au travail soit un facteur important, la prudence face aux incertitudes économiques semble dominer les motivations des travailleurs belges. Les employeurs devront prendre en compte cette réalité s’ils souhaitent fidéliser leurs employés et garantir un environnement de travail stable et attractif. Dans un monde où les restructurations et les licenciements collectifs sont de plus en plus fréquents, la sécurité de l’emploi reste un impératif pour de nombreux travailleurs.

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