Le café, boisson incontournable des Belges, est désormais victime d’une flambée des prix. En trois ans, son coût a augmenté de manière spectaculaire, affectant des millions de consommateurs. Ce n’est pas qu’une tendance passagère : des facteurs mondiaux, notamment le dérèglement climatique, pèsent lourdement sur la production, faisant grimper les prix à des niveaux jamais vus auparavant.
En 2026, le prix moyen d’un sachet de café de 250 grammes a bondi de 60 % par rapport à 2021, passant de 2,38 euros à 3,83 euros. Cette hausse concerne en grande partie les consommateurs belges, puisque selon un sondage, 87 % des habitants de la Belgique consomment du café quotidiennement. En moyenne, un Belge boit trois tasses par jour. Le café est ainsi devenu une habitude quotidienne pour une large majorité de la population. Cependant, cette explosion des prix suscite des inquiétudes chez de nombreux consommateurs, qui voient leur budget alimentaire s’alourdir.

Les raisons de la flambée des prix du café
Derrière cette hausse se cache une série de facteurs, notamment l’impact du dérèglement climatique sur la production mondiale de café. Le Brésil, premier producteur mondial de café, est au cœur de cette crise. Le pays a connu des conditions météorologiques extrêmes, avec des sécheresses sévères, qui ont affecté directement les récoltes de café. Christian Blondeel, expert du secteur, explique à RTL que le Brésil, étant le principal producteur mondial, influence directement les prix mondiaux.
Les récoltes de 2024-2025 ont été particulièrement touchées, ce qui a entraîné une baisse de la production et une hausse des prix sur le marché international.
Les producteurs et les commerçants sous pression
Les producteurs de café sont eux aussi touchés par cette augmentation. Jeff, gérant d’un coffee shop, témoigne des difficultés : « Il y a deux ans, notre matière première coûtait peut-être 10 à 18 euros le kilo. Maintenant elle coûte 30, 31. Nous on ne sait pas doubler les prix et ce n’est pas le but » Les commerçants, bien que contraints de répercuter cette hausse sur les prix, peinent à maintenir un équilibre sans faire fuir leur clientèle. La plupart d’entre eux refusent de doubler les prix pour ne pas perdre leurs consommateurs.
Cependant, certains experts restent optimistes. Ils espèrent que les récoltes à venir seront plus généreuses et permettront de stabiliser les prix. Le Brésil prévoit une meilleure production cette année, ce qui pourrait engendrer un soulagement pour les consommateurs et les producteurs.








