Ce jeudi, la grève des bus TEC continue de paralyser une grande partie du réseau de transport en commun en Belgique. À quelques heures des négociations cruciales entre direction et syndicats, la situation reste tendue. Alors que des milliers de voyageurs se retrouvent confrontés à des trajets impossibles, l’avenir des discussions semble incertain, avec de fortes perturbations qui s’étendent à travers plusieurs provinces.
La situation sur le terrain est particulièrement compliquée en province de Liège, où une bonne moitié des lignes sont totalement à l’arrêt. Cela inclut le réseau structurant liégeois, notamment les lignes de tram et le BUSWAY 2, qui desservent des zones essentielles de la ville. En outre, dix autres lignes fonctionnent avec des fréquences réduites en raison de voyages supprimés, ce qui complique encore davantage les déplacements des usagers.
Cependant, certaines lignes, soit 82 au total, continuent de circuler, bien que des itinéraires puissent être modifiés pour éviter les zones de blocage, précise la RTBF.
Charleroi fortement touchée par cette grève
À Charleroi, la grève frappe de manière particulièrement forte. Le réseau de bus et de métro est quasiment à l’arrêt, avec seulement treize lignes assurées, parfois partiellement. Le reste du Hainaut est également affecté, bien que la situation varie selon les zones. Dans certaines régions, 17 lignes circulent sans problème, mais 35 autres sont perturbées, et de nombreuses lignes ont été complètement supprimées.
Les blocages des dépôts en province de Namur amplifient les perturbations, rendant le réseau pratiquement inaccessible pour de nombreux habitants de cette région. En revanche, la province de Luxembourg et certaines zones du Brabant wallon connaissent des perturbations mineures, ce qui permet à certains usagers de bénéficier d’un service relativement normal. Malgré cela, l’ampleur générale des perturbations montre l’impact significatif de la grève sur le transport public en Belgique.
Que attendent les syndicats ?
Les syndicats, qui revendiquent des améliorations des conditions de travail et des salaires, espèrent obtenir des concessions lors des négociations en cours avec la direction des TEC. Ces discussions sont perçues comme un tournant crucial, car elles détermineront si la grève se poursuivra ou si un compromis pourra être trouvé. Les voyageurs, pour leur part, subissent de plein fouet ces désagréments et espèrent un retour rapide à la normale.
Cette grève met en lumière les tensions croissantes au sein du secteur des transports publics en Belgique, où les conditions de travail des employés sont au cœur du débat. Si les syndicats restent fermes dans leurs revendications, la direction des TEC doit jongler entre répondre aux demandes des grévistes et minimiser l’impact sur les usagers. L’issue de ces négociations pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du système de transport public belge, déjà fragile dans certaines régions.








