Nouvelle alerte sur des laits infantiles : quels produits sont retirés ?

Nestlé et Babybio rappellent des laits pour nourrissons en Belgique. Une alerte sanitaire relance les inquiétudes sur la sécurité des produits infantiles.

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Nouvelle alerte sur des laits infantiles : quels produits sont retirés ? Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Des lots de laits pour nourrissons commercialisés par Nestlé et Babybio font l’objet d’un rappel en Belgique. Les autorités sanitaires évoquent la présence d’une toxine bactérienne. Des centaines de boîtes sont concernées et plusieurs circuits de distribution sont touchés. Ce retrait s’inscrit dans une série d’alertes sanitaires à l’échelle internationale.

Le groupe Nestlé a annoncé le retrait de deux lots de son produit Nan Optipro 1 (boîte de 800 grammes), utilisé pour l’alimentation des nourrissons. Il s’agit des lots numérotés 53370346AA et 53380346AA, dont la date de péremption est fixée au 31 décembre 2027. Ces produits ont été écoulés en pharmacie, sur des sites de vente en ligne, ainsi que dans plusieurs chaînes de distribution en Belgique.

Dans le même temps, la société Vitagermine, qui commercialise la marque Babybio, procède au retrait du Caprea 1 (également boîte de 800 grammes), destiné aux tout-petits. Le lot concerné porte la référence 899014, avec une date limite d’utilisation fixée au 28 juillet 2027. Ce lait infantile a été distribué entre novembre 2025 et janvier 2026, via des enseignes telles que Medi Market et le site Newpharma.be.

Ces retraits ont été décidés en coordination avec l’Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire), qui appelle les consommateurs à cesser l’utilisation des produits concernés et à les rapporter en magasin.

Un risque lié à la toxine céréulide

La mesure a été prise en raison d’un risque de présence de céréulide, une toxine bactérienne produite par certaines souches de Bacillus cereus. Cette molécule est connue pour provoquer des troubles digestifs, notamment vomissements, nausées et diarrhées. Bien que les rappels soient préventifs, cette substance peut entraîner des symptômes sévères chez les jeunes enfants, population particulièrement sensible.

Les analyses en laboratoire n’ont pas encore confirmé la présence effective de cette toxine dans les lots rappelés. Il s’agit d’un principe de précaution appliqué face à une suspicion de contamination détectée lors de contrôles qualité.

Une alerte sanitaire de grande ampleur

Depuis décembre, plus d’une soixantaine de pays sont concernés par des rappels massifs de laits infantiles liés à ce même risque. En plus de Nestlé, les marques Danone (Gallia, Blédilait) et Lactalis (Picot) ont également procédé à des retraits dans plusieurs marchés. Cette situation met en lumière la vulnérabilité du secteur de la nutrition infantile face aux contaminations microbiologiques, malgré des normes de sécurité rigoureuses.

L’industrie agroalimentaire est soumise à une pression croissante pour renforcer ses protocoles de contrôle.

Surveillance renforcée et prudence des consommateurs de laits pour nourrissons

Les autorités belges rappellent l’importance de vérifier les numéros de lot et les dates de péremption des produits utilisés. En cas de doute, il est recommandé de contacter le point de vente ou de consulter le site de l’Afsca, qui publie régulièrement les mises à jour des produits concernés. Ces rappels relancent le débat sur la traçabilité des aliments infantiles et la fiabilité des chaînes de production.

Pour les familles, la prudence reste de mise, alors que la confiance dans les grandes marques est mise à l’épreuve.

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