Depuis plus d’une semaine, les transports en commun wallons tournent au ralenti. Ce lundi encore, les bus TEC de la région Liège-Verviers restent largement à l’arrêt. Les usagers, pénalisés, doivent composer avec un service réduit, dans un contexte de tensions entre syndicats et gouvernement.
À l’aube de ce lundi 2 février, 113 lignes de bus étaient totalement suspendues dans la zone TEC Liège-Verviers, selon les informations transmises par l’opérateur. Le service de tram et le Busway 2, considérés comme des axes structurants dans l’agglomération liégeoise, ne circulent pas non plus.
Dix lignes supplémentaires continuent de rouler, mais leur fréquence a été fortement réduite, en raison de trajets supprimés ou de personnel manquant. Seules 82 lignes sont annoncées comme étant opérationnelles, mais leur fonctionnement reste conditionné à des perturbations ponctuelles sur les routes ou à des changements de dernière minute.
Des secteurs ont été délibérément évités, en raison de tensions locales. Les itinéraires ont donc été modifiés, sans garantie de régularité.
Des perturbations étendues à d’autres régions wallonnes
La grève affecte aussi d’autres zones couvertes par le TEC. À Charleroi, les dépôts sont bloqués, ce qui paralyse la quasi-totalité du réseau de bus et de métro. Seules dix lignes fonctionnent normalement dans cette zone. Dans le Hainaut, 17 lignes circulent sans restriction, 35 sont partiellement affectées, et la majorité du réseau est interrompue.
Les usagers peuvent consulter les mises à jour en temps réel sur le site officiel du TEC ou via son application mobile. Tous les trajets supprimés y sont encodés quotidiennement.
Un bras de fer autour du contrat de service public
Le mouvement social a débuté lundi 27 janvier à l’appel d’un front commun syndical. Il s’oppose aux mesures d’austérité proposées dans le cadre de la révision du contrat de service public entre l’OTW (Opérateur de transport de Wallonie) et le gouvernement wallon, rappelle la RTBF.
Les syndicats dénoncent une volonté de remettre en cause des acquis sociaux, obtenus lors de précédentes négociations, notamment en remplacement de hausses salariales. Ils accusent le gouvernement de vouloir faire des économies sur le dos des travailleurs, dans un contexte où les conditions de travail restent tendues.
La direction du TEC et les syndicats n’ont pas encore trouvé d’accord. Les représentants du personnel ont confirmé que la grève se poursuivra au moins jusqu’au jeudi 5 février, et pourraient envisager d’étendre le mouvement si aucune avancée n’est constatée.
Des conséquences concrètes pour les usagers du TEC
Dans les centres urbains comme en zone rurale, les trajets scolaires, professionnels ou médicaux sont perturbés. La grève impacte particulièrement les personnes sans alternative de mobilité, qui dépendent quotidiennement du service public.
Les autorités régionales n’ont pas encore annoncé de solution de remplacement ou de négociation publique. En attendant, les voyageurs sont invités à anticiper leurs déplacements, à utiliser d’autres moyens de transport si possible et à consulter les alertes en ligne.








