Un danger invisible plane sur les bébés en Belgique. Un lot de lait infantile « Optima 1 » de la marque Babybio a été rappelé après des soupçons de contamination par une toxine dangereuse. Ce rappel soulève des questions sur la sécurité des produits pour nourrissons et sur la réaction des autorités face à cette menace sanitaire.
Le groupe français Vitagermine, en collaboration avec l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), a annoncé ce mardi le retrait d’un lot de lait infantile « Optima 1 » de la marque Babybio. Le lot concerné porte le numéro 900035 et une date de durabilité minimale du 12 août 2027. Ce lait a été vendu en Belgique entre novembre 2025 et janvier 2026. Les autorités ont agi suite à la découverte d’un risque de contamination par la céréulide, une toxine produite par certaines bactéries.
Les dangers de la céréulide
La céréulide est une substance dangereuse, responsable de graves troubles gastro-intestinaux, notamment des vomissements violents. Elle est particulièrement risquée pour les nourrissons, dont le système immunitaire est encore fragile. En France, cette toxine a été suspectée d’avoir causé la mort de deux nourrissons, ce qui a conduit à des enquêtes pénales. Bien que la cause exacte n’ait pas été confirmée, la prudence a conduit les autorités à retirer plusieurs lots de lait dans plusieurs pays européens, dont la Belgique.
Les consommateurs ayant acheté ce lait sont invités à ne pas le consommer et à retourner le produit en magasin ou à contacter le service client pour un remboursement. Un dispositif d’information a été mis en place, avec un site internet dédié, une ligne téléphonique et une adresse email pour les demandes.
D’autres laits pour bébé déjà rappelés
Ce rappel intervient alors que d’autres rappels similaires ont déjà eu lieu pour des produits de la marque Danone et Nestlé, également en raison de la présence de céréulide. Bien que ces rappels concernent principalement la France, la Belgique a été récemment touchée. L’incident met en lumière l’importance de la vigilance des autorités sanitaires et de la réactivité des fabricants face à des risques sanitaires majeurs.
La situation soulève une question essentielle : comment les entreprises et les autorités peuvent-elles améliorer la détection précoce de telles contaminations et protéger plus efficacement les consommateurs, notamment les plus vulnérables ?








