L’intégration d’Axa Investment Managers dans BNP Paribas Asset Management s’accompagnera d’une importante réorganisation. La banque prévoit un plan de départs volontaires.
BNP Paribas a finalisé le rachat d’Axa Investment Managers (Axa IM), branche de gestion d’actifs du groupe Axa, pour un montant de 5,1 milliards d’euros. L’opération vise à renforcer la position de BNP Paribas Asset Management, en intégrant une structure concurrente d’envergure.
Cette fusion donne lieu à une réorganisation interne, avec à la clé un plan de suppressions de postes pouvant aller jusqu’à 1 200 emplois, selon des informations confirmées par l’agence Bloomberg. Le processus se ferait via un plan de départs volontaires, dont les modalités doivent encore être définies avec les partenaires sociaux.
Des négociations sociales à venir chez BNP Paribas
Un porte-parole de BNP Paribas Asset Management a indiqué qu’un dialogue social allait être ouvert dans les semaines à venir. L’objectif : mettre en place un modèle d’organisation adapté à la nouvelle structure issue du rapprochement. Le chiffre de 1 200 postes reste provisoire et pourrait évoluer au fil des discussions, souligne Le Soir.
Les suppressions viseront principalement à éviter les doublons et à optimiser les activités communes entre les deux entités. Aucun détail n’a encore été fourni sur la répartition géographique des postes supprimés, mais l’impact pourrait concerner plusieurs pays, dont la Belgique.
Des implications belges possibles
BNP Paribas est la maison mère de BNP Paribas Fortis, première banque de détail en Belgique. Axa IM y est également actif. L’État belge détient 5,7 % du capital de BNP Paribas, ce qui en fait son deuxième plus grand actionnaire après BlackRock.
À ce stade, aucune précision n’a été donnée sur le nombre d’emplois concernés en Belgique, mais l’attention des autorités politiques et syndicales est déjà tournée vers les conséquences sociales de cette restructuration.
Une opération dans un secteur sous pression
La consolidation s’inscrit dans un contexte tendu pour le secteur de la gestion d’actifs, confronté à une pression accrue sur les marges, à la montée de la gestion passive, et à des exigences réglementaires de plus en plus lourdes. En unifiant leurs forces, BNP Paribas et Axa espèrent atteindre une taille critique leur permettant de rester compétitifs à l’échelle européenne et mondiale.
Le succès de cette opération dépendra désormais de sa mise en œuvre sociale et de sa capacité à préserver les compétences dans un secteur déjà confronté à d’importants défis.








