La Belgique renforce ses mesures sanitaires face à la recrudescence des infections respiratoires. Le pays passe officiellement en code orange, un niveau d’alerte intermédiaire qui incite à la prudence et à la prévention, sans imposer de nouvelles restrictions strictes.
Depuis plusieurs semaines, les hôpitaux et les médecins généralistes constatent une hausse importante des cas de grippe, de bronchiolite et d’infections liées au Covid-19. Face à cette augmentation, le Risk Management Group (RMG) a décidé d’élever le niveau d’alerte sanitaire à code orange, un signal indiquant que la circulation des virus respiratoires est élevée. Ce changement de statut vise à freiner la propagation tout en évitant une surcharge des établissements hospitaliers.
Des recommandations renforcées pour la population
Sous le code orange, les autorités ne parlent pas de restrictions, mais de recommandations fortes. Toute personne présentant des symptômes est invitée à rester chez elle jusqu’à amélioration de son état. Le port du masque est également recommandé tant que les symptômes persistent, et ce pendant au moins cinq jours après leur apparition.
Le RMG préconise aussi le port du masque dans les transports en commun, les espaces clos très fréquentés et les établissements de soins. Les personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de maladies chroniques sont particulièrement encouragées à se protéger. Dans les hôpitaux, le masque devient conseillé pour tous les visiteurs et obligatoire lors des contacts avec des patients.
Les enfants moins touchés les infections respiratoires ?
Les autorités soulignent que les enfants de moins de 18 ans ne sont pas soumis aux mêmes recommandations strictes. Le port du masque ne leur est pas imposé, et les mesures restent limitées aux règles d’hygiène de base : lavage des mains, aération des locaux et vigilance en cas de symptômes. Cette approche vise à éviter de perturber la vie scolaire et les activités collectives.
Le RMG insiste également sur la nécessité d’améliorer la ventilation et l’aération dans les espaces de travail. Il recommande aux entreprises de limiter le nombre de personnes dans une même pièce, d’installer des écrans de protection aux guichets et de favoriser le télétravail lorsqu’il est possible. Ces mesures visent à réduire les contaminations dans les milieux professionnels, souvent propices à la transmission des virus pendant l’hiver.
Des mesures préventives plutôt que restrictives
Contrairement aux périodes de pandémie, le passage en code orange n’entraîne pas de mesures coercitives, explique la RTBF. Les autorités privilégient la responsabilité individuelle et la prévention collective. Le RMG rappelle que ces recommandations ne sont pas une alarme, mais un appel à la prudence pour protéger les plus vulnérables et limiter les absences liées à la maladie.
Le code orange pourrait être maintenu plusieurs semaines, voire évoluer selon la situation épidémiologique. Si la circulation des virus continue d’augmenter, un passage en code rouge — le niveau d’alerte le plus élevé — pourrait être envisagé. Pour l’heure, la situation reste sous contrôle, mais les autorités appellent à maintenir la vigilance, notamment dans les lieux clos et mal ventilés.








