Travail en Belgique : la hausse des absences longues inquiète les employeurs

L’absentéisme de longue durée progresse dans les entreprises, tandis que les absences de courte durée reculent légèrement, selon les derniers chiffres.

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Travail en Belgique : la hausse des absences longues inquiète les employeurs. Crédit : Adobestock | Econostrum.info - Belgique

Le nombre de travailleurs absents pendant plus d’un an continue d’augmenter. En parallèle, les absences de courte et moyenne durée sont en baisse. L’écart se creuse entre les petites et grandes entreprises.

Selon les données collectées par SD Worx, basées sur plus d’1,2 million de travailleurs et 37 000 employeurs du secteur privé en Belgique, 3,14 % des travailleurs étaient absents depuis plus d’un an en 2025, contre 3,07 % en 2024. Cette tendance confirme une hausse continue de l’absentéisme de longue durée, qui pèse durablement sur les entreprises.

À l’inverse, les absences de courte et moyenne durée ont diminué, aussi bien en fréquence qu’en durée. En 2025, les travailleurs effectivement malades ont été absents 17,2 jours ouvrables en moyenne, contre 18,3 jours en 2024.

Moins de travailleurs absents sur de courtes durées

En 2025, 65 % des travailleurs ont été absents au moins un jour pour une maladie de courte durée. Ce chiffre marque une amélioration par rapport à l’année précédente. En parallèle, près d’un tiers (30 %) n’a connu aucune absence de courte ou moyenne durée, une proportion en légère hausse.

Les absences de plus d’un mois concernent environ 13 % des travailleurs, confirmant que les absences prolongées restent minoritaires mais stables, rapporte Le Soir.

Un coût direct qui reste élevé pour les entreprises

Malgré la baisse des absences de courte durée, plus d’une journée de travail sur dix (10,14 %) est toujours perdue à cause des maladies, selon SD Worx. Le coût direct moyen de l’absentéisme de courte durée atteint 160 000 euros pour une entreprise de 100 personnes.

Ce montant devrait augmenter dans les années à venir, notamment à cause des nouvelles règles de solidarité. À partir du 1er janvier 2026, les entreprises de plus de 50 salariés devront participer au financement de l’indemnité maladie durant le 2ᵉ et 3ᵉ mois d’incapacité, via une contribution de 30 % sur les indemnités versées par la mutuelle.

Des disparités fortes selon la taille des entreprises

Les grandes entreprises enregistrent un taux d’absentéisme de longue durée plus du double de celui observé dans les petites structures (moins de 20 salariés). Cette différence s’explique notamment par des structures organisationnelles plus rigides, une répartition plus large des fonctions et, parfois, une gestion moins individualisée du personnel.

Les secteurs d’activité influencent aussi ces écarts, mais les données détaillées ne sont pas communiquées dans ce rapport.

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