Moins de bus dans les rues de Bruxelles à partir de mars. La STIB a décidé de supprimer deux lignes pour cause de faible fréquentation. Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’optimisation du réseau, sans réduction de la couverture géographique. Les arrêts concernés resteront desservis.
La société des transports bruxellois mettra fin à l’exploitation des lignes de bus 27 et 33 dès le 2 mars 2026. Selon la STIB, cette décision repose sur une fréquentation trop faible de ces lignes, confirmée par l’analyse des flux de passagers. Elle précise que les deux lignes figurent parmi les moins utilisées du réseau.
La ligne 27 reliait le quartier européen (Luxembourg) à celui des Pléiades, à Woluwe-Saint-Lambert. Quant à la ligne 33, elle assurait une liaison en minibus électriques entre les quartiers commerçants de Louise et Dansaert.
Une alternative prévue avec la ligne 61
Afin d’éviter toute rupture de service dans le quartier des Pléiades, la STIB annonce le prolongement de la ligne 61 au-delà de Montgomery. Ce nouvel itinéraire reliera directement la gare du Nord, Botanique (où transitent les lignes de métro 2 et 6), la place Dailly, la rue Georges Henri, jusqu’au quartier des Pléiades.
Ce changement a pour but de rationaliser la desserte sans exclure aucun quartier. Il permet également de regrouper sur un seul trajet des zones à plus fort potentiel de fréquentation, précise RTL Info.
La ligne 33 n’a pas trouvé son public
Lancée avec l’intention de soutenir les commerces et offrir une navette de proximité, la ligne 33 n’a pas atteint son objectif. Malgré son format adapté (petits bus électriques) et son ancrage dans des quartiers dynamiques, la demande n’a jamais été suffisante.
D’après la STIB, les trajets assurés par la ligne 33 peuvent déjà être couverts de manière satisfaisante par d’autres lignes existantes, ce qui rend son maintien injustifié sur le plan opérationnel.
Aucun arrêt supprimé malgré les fermetures, selon la STIB
La STIB insiste sur le fait que tous les arrêts actuellement desservis par les lignes 27 et 33 le resteront via d’autres itinéraires. L’entreprise souhaite éviter toute perte d’accessibilité pour les usagers, tout en ajustant son offre aux besoins réels de déplacement.
Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de gestion dynamique du réseau, fondée sur les données de fréquentation et les habitudes de mobilité. Elle pourrait servir de modèle pour d’éventuelles adaptations futures.
Une logique de réseau plus agile
En supprimant deux lignes peu rentables, la STIB réaffirme sa volonté d’un réseau plus cohérent et mieux adapté à la demande. L’objectif n’est pas la réduction de l’offre, mais son rééquilibrage. À l’heure où les ressources publiques doivent être gérées avec prudence, cette décision illustre un choix pragmatique, qui mise sur la complémentarité des lignes plutôt que sur leur multiplication.








