Pourquoi 2025 restera une année hors norme pour l’immobilier belge

En 2025, la Wallonie et la Flandre ont dynamisé un marché immobilier en pleine mutation, marqué par des exigences énergétiques et des prix en progression.

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Immobilier belge : pourquoi 2025 restera une année hors norme. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le marché immobilier a battu des records en Belgique en 2025. La demande a bondi, les prix ont suivi, et certaines régions se sont nettement démarquées. Un tournant s’esquisse dans la manière dont les Belges achètent leur logement.

L’année 2025 s’est révélée exceptionnelle pour le marché immobilier belge, avec une augmentation de 14,2 % du nombre de ventes, rapporte la RTBF. Cette dynamique est particulièrement forte en Wallonie et en Flandre, qui concentrent la majeure partie de l’activité. La reprise s’explique en partie par des taux encore attractifs et une volonté accrue d’investir dans des logements mieux isolés.

Les banques jouent également un rôle déterminant. Leurs exigences en matière de performance énergétique orientent désormais les choix des acquéreurs. De plus en plus, elles conditionnent les prêts à une rénovation énergétique ou à l’achat de biens déjà conformes. Ce durcissement des critères pousse une partie des acheteurs vers des biens plus récents, mais aussi plus coûteux.

Les prix immobiliers augmentent partout

Les écarts de prix se creusent selon les régions. En Flandre, un appartement neuf coûtait en moyenne 378 807 euros en 2025. À Bruxelles, ce montant s’élevait à 366 429 euros. La Wallonie reste plus abordable, avec une moyenne de 278 500 euros pour un bien équivalent. Ces niveaux traduisent non seulement une demande soutenue, mais aussi une tension sur l’offre de logements performants sur le plan énergétique.

La qualité énergétique devient ainsi un critère central dans la valorisation d’un bien, au même titre que son emplacement ou sa surface. Les acquéreurs anticipent aussi les futures obligations réglementaires en matière de performance énergétique.

Une reprise timide dans les centres urbains

En Wallonie, la réduction des droits d’enregistrement a contribué à soutenir les transactions, sans effet massif sur l’accès au logement pour les jeunes. Le retour vers les centres-villes est perceptible, mais reste limité. Selon les données disponibles, les acheteurs plus jeunes représentent environ 1 % des acquisitions d’appartements, un signal encore faible mais observé par les acteurs du secteur.

Ce regain d’activité témoigne d’une mutation du marché résidentiel belge, où l’efficacité énergétique, le financement encadré et les politiques régionales pèsent de plus en plus dans les décisions d’achat.

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