Pouvoir d’achat : les prévisions sombres des Belges pour 2026

En 2026, le pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations, entre incertitudes économiques et inquiétudes croissantes des ménages belges.

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Pouvoir d’achat : les prévisions sombres des Belges pour 2026. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

L’année 2026 commence dans un climat d’incertitude marqué par les inquiétudes autour du pouvoir d’achat. Entre inflation persistante, hausses de prix passées et contexte économique incertain, les ménages redoutent une nouvelle année difficile. Le moral des consommateurs reste bas. Peu s’attendent à une amélioration.

Selon le baromètre RTL Info – Ipsos – Le Soir, une majorité de Belges anticipe une dégradation de son pouvoir d’achat en 2026. 52 % des personnes interrogées estiment que leur situation financière se détériorera au cours de l’année. 39 % pensent qu’elle restera stable, et seulement 9 % s’attendent à une amélioration.

En Wallonie, la perception est encore plus marquée, avec 56 % de pessimistes contre 12 % d’optimistes. En région bruxelloise, les réponses sont un peu plus nuancées, avec 24 % des habitants qui croient à une amélioration de leur pouvoir d’achat. La Flandre suit une tendance proche de la moyenne nationale.

Les seniors sont les plus préoccupés par leur pouvoir d’achat

Les plus de 55 ans apparaissent comme les plus inquiets. Dans cette tranche d’âge, 59 % pensent que leur pouvoir d’achat va diminuer en 2026, tandis que seulement 3 % prévoient une amélioration. Ce groupe, souvent dépendant de revenus fixes ou de pensions, est plus sensible à l’évolution des prix de l’énergie, de l’alimentation ou encore des soins de santé.

À l’inverse, les tranches d’âge plus jeunes, bien que loin d’être optimistes, se montrent légèrement moins alarmistes, avec une répartition plus équilibrée entre stagnation, recul et amélioration perçue.

Où les ménages prévoient-ils de réduire leurs dépenses ?

Sur un plan plus global, 44 % des répondants estiment que l’année 2026 sera pire que 2025, tandis que 42 % pensent qu’elle sera équivalente. Seuls 14 % envisagent une amélioration générale. L’anticipation d’un contexte économique inchangé ou plus difficile pèse sur la confiance des ménages. Interrogés sur les secteurs dans lesquels ils feront des économies, les sondés placent la restauration en tête.

53 % déclarent qu’ils iront moins souvent au restaurant ou qu’ils limiteront leurs sorties festives. Suivent les vêtements, les achats technologiques, les activités culturelles et les vacances. En queue de classement figurent l’alimentation et les courses, qui ne seront réduites qu’en dernier recours. Cela reflète le caractère prioritaire de ces postes de dépense, considérés comme incompressibles par la majorité des ménages.

Ce début d’année s’inscrit dans un climat d’attente prudente. Si les hausses de prix se stabilisent, l’inflation passée, les incertitudes politiques et les changements fiscaux maintiennent une pression sur les perspectives des ménages. Pour beaucoup, 2026 ne sera pas l’année du rebond.

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