Le calendrier écologique reprend sa marche avec l’entrée en vigueur de la nouvelle phase de la LEZ . Ce 1er janvier marque ainsi une nouvelle étape dans la politique de mobilité de la capitale. Des milliers de véhicules ne sont désormais plus autorisés à circuler à Bruxelles.
Depuis ce jeudi, la zone de basses émissions (LEZ) de la Région bruxelloise exclut de la circulation plusieurs catégories de véhicules, principalement des diesel anciens, quelle que soit leur condition mécanique. Cette mesure, initialement reportée, a été rétablie à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle, qui a annulé le sursis prévu.
L’interdiction s’accompagne d’une période de tolérance jusqu’en mars 2026, durant laquelle aucune amende ne sera envoyée aux contrevenants. Cette phase vise à laisser le temps aux usagers de trouver une solution de remplacement ou d’adaptation.
Des indépendants pénalisés par cette nouvelle phase de la LEZ
Les premières réactions concernent les indépendants, qui utilisent souvent des véhicules utilitaires pour leurs activités professionnelles. Pour le Syndicat neutre pour indépendants (SNI), la mesure risque d’exclure de nombreux travailleurs, en particulier ceux venant de la périphérie ou des provinces. Le coût d’un véhicule utilitaire électrique est estimé autour de 80 000 euros, un montant jugé inabordable pour beaucoup.
Les aides mises en place par la Région sont limitées aux résidents bruxellois, ce qui exclut une large part des travailleurs concernés, notamment les 403 000 navetteurs flamands et wallons recensés en 2022, explique La RTBF.
Mobilité alternative encore partielle
Les autorités régionales mettent en avant l’importance du report modal vers les transports en commun. Si le réseau bruxellois est dense, les horaires en dehors des plages classiques restent peu adaptés aux travailleurs de nuit ou en horaires décalés. Ce manque de flexibilité rend la transition plus difficile dans certaines professions.
Parallèlement, des experts en mobilité rappellent que les capitales concentrent les niveaux de pollution les plus élevés, justifiant des actions spécifiques pour améliorer la qualité de l’air. Cette nouvelle étape de la LEZ relance le débat sur l’équilibre entre objectifs environnementaux et réalités socio-économiques. Si l’ambition de réduire la pollution est partagée, sa mise en œuvre concrète continue de susciter des tensions.








