Le gouvernement fédéral belge a acté la suppression d’un avantage fiscal pour les propriétaires de biens immobiliers qui ne constituent pas leur résidence principale. La mesure entrera en vigueur à partir de la déclaration fiscale de l’année 2026.
La déduction fédérale des intérêts d’emprunt ne sera plus applicable aux prêts immobiliers contractés pour l’achat de biens qui ne sont pas utilisés comme résidence principale. Cette décision s’inscrit dans l’accord de coalition signé début 2025.
Le ministre Jan Jambon (N-VA) a précisé que la suppression ne s’appliquera pas rétroactivement aux déclarations de 2024, rapporte Le Soir. Elle prendra effet à partir de la déclaration fiscale 2026, conformément aux règles de sécurité juridique.
Fin progressive d’un avantage fiscal encore en vigueur
Depuis 2024, les nouveaux prêts destinés à des résidences secondaires ne bénéficiaient déjà plus de cet avantage. Avec cette réforme, même les emprunts contractés avant 2024 seront concernés, ce qui met fin à un régime transitoire jusqu’alors en place.
Jusqu’à présent, malgré la régionalisation progressive des compétences fiscales, cette déduction restait une compétence fédérale, notamment pour les résidences secondaires. Désormais, cette dernière exception disparaît.
Une mesure cohérente avec les réformes régionales
Les régions avaient déjà mis fin à la réduction d’impôt pour les prêts concernant la résidence principale. La mesure fédérale complète donc ce mouvement, en supprimant ce qui restait d’une politique d’incitation fiscale à l’achat immobilier au niveau national.
Ce changement pourrait avoir un effet sur la stratégie patrimoniale de certains ménages, notamment ceux investissant dans des biens locatifs ou secondaires, qui devront désormais compter sans cet allègement fiscal.
Une réforme sans effet rétroactif
Le gouvernement a tenu à rassurer sur un point : les déductions accordées dans les années fiscales précédentes resteront acquises. Les contribuables ayant déclaré des intérêts payés en 2024 bénéficieront toujours de la déduction sur cette base. La réforme s’appliquera uniquement à partir de la déclaration 2026, sans effet sur le passé.
Cette évolution du régime fiscal marque une nouvelle étape dans la réorganisation de la fiscalité immobilière en Belgique, dans un contexte de rééquilibrage des incitants et des compétences entre le niveau fédéral et les entités fédérées.








